Max Havelaar tire son épingle du jeu

Production de textile pour Max Havelaar. Pia Zanetti

La fondation bâloise active dans le commerce équitable a vu ses ventes progresser l'année dernière de 5,2 % à 220,8 millions de francs.

Ce contenu a été publié le 26 avril 2006 - 15:18

Avec une moyenne de 30 francs dépensés par personne et par année, les Suisses sont les plus grands consommateurs au monde de produits issus du commerce équitable.

En comparaison internationale, la croissance enregistrée par Max Havelaar en Suisse est plutôt modeste. L'an dernier, les 21 organisations nationales de commerce équitable ont vu leur chiffre d'affaire progressé de 45% à 1,1 milliard de francs.

Reste que dans un contexte de guerre des prix dans le commerce de détail, la Fondation bâloise réussit tout de même à poursuivre sa croissance.

De meilleures conditions pour les ouvriers du Sud

Les producteurs des pays du Sud ont obtenu un revenu de 13,5 millions de francs, en hausse de 7,1%. Ils ont ainsi perçu une somme supérieure en moyenne de 37% à celle qu'ils auraient pu escompter dans le cadre du commerce conventionnel, se réjouit Martin Rohner le directeur général de la Fondation.

Plus d'un million de cultivateurs et d'ouvrières du Sud bénéficient de prix équitables, de meilleures conditions de travail et de normes pour protéger l'environnement.

Moins de bananes, plus de roses

Produit phare du commerce équitable en Suisse avec une part de l'ensemble du marché de 56%, les bananes certifiées Max Havelaar ont pourtant vu leurs ventes fléchir de 1,8% à 90,3 millions de francs. Un recul dû notamment à l'offre croissante de fruits bon marché.

En revanche, les roses, un produit lancé en 2001, ont présenté une vigoureuse croissance, le chiffre d'affaires s'étant étoffé de 10% à 75 millions de francs. Une évolution redevable notamment de l'expansion du réseau de distribution, en particulier en Suisse romande et au Tessin.

Textile, café et ananas

Entamées l'an passé, les activités dans le domaine textile avec divers articles en coton ont aussi souffert de difficultés, à l'exception des produits ouatés. Les ventes ont atteint 3,34 millions de francs, un montant qui s'est révélé inférieur de 30% à l'objectif fixé.

Ces articles, les seuls de l'assortiment à subir plusieurs opérations de transformation, entraînent des charges supplémentaires en matière de certification. Il faut contrôler l'ensemble des intervenants dans le chaîne de production, précise Martin Rohner.

Ce dernier se veut toutefois optimiste pour la suite des opérations, la fondation comptant développer son offre de produits textiles et les canaux de distribution.

Bientôt la gastronomie

Le chiffre d'affaires dégagé par les mélanges de café a augmenté de 5,5% à 22,4 millions de francs, à la faveur du développement des activités dans le secteur de la restauration.

Parmi l'ensemble des produits portant le label Max Havelaar, les ananas ont enregistré la croissance la plus vigoureuse. Leur chiffre d'affaires a ainsi bondi de 25,5 % à 4,76 millions de francs. Leur part de marché s'est inscrite à 17%.

Dans un futur proche, la fondation entend encore trouver de nouveaux débouchés à ses produits, notamment dans le secteur de la gastronomie.

swissinfo et les agences

En bref

- Max Havelaar est le héros d'un roman, paru en 1865, qui dénonçait l'oppression des petits paysans dans l'ex-colonie indonésienne.

- Le label Max Havelaar a été créé aux Pays-Bas en 1989.

- En février 1992, six œuvres d'entraide ont créé la Fondation Max Havelaar en Suisse: Pain pour le Prochain, Caritas, Action de Carême, EPER, Helvetas et Swissaid.

- Max Havelaar, c'est notamment du café, du jus d'oranges, des fleurs et du textile.

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