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L’espion suisse avoue: «J’ai été payé par Berne»

Le présumé espion suisse est passé aux aveux jeudi devant le tribunal de Francfort, en Allemagne. Il a admis avoir rempli des missions pour le Service de renseignement de la Confédération et reçu 28'000 euros pour ses activités. Il maintient qu'il n'y a pas eu de taupe.

Ce contenu a été publié le 27 octobre 2017 - 08:57
swissinfo.ch/kr avec la RTS (Téléjournal du 26.10.2017)

Dans l'explication donnée par sa défense, l'ex-policier zurichois de 54 ans a nommé les personnes avec qui il était en contact au sein du SRC. Il n'a pas non plus nié avoir rencontré à plusieurs reprises son vice-chef. Il a en outre avoué s'être mis à la recherche d'une taupe avec l'aide de son contact allemand. 

Mais il soupçonne celui-ci de ne pas avoir fait cette recherche et que cet informateur n'a donc jamais existé. Avec le recul, il pense s'être fait flouer. Son partenaire lui disait qu'il était question de sécurité nationale. «Même si j'étais sceptique au départ, c'était plausible», a-t-il raconté. «C'est le policier en moi» qui a parlé.

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L'appât du gain

La motivation de Daniel M. était «le patriotisme, le goût de l'aventure, l'appât du gain et l'indignation», a souligné le natif du canton de Soleure.

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Le verdict devrait tomber la semaine prochaine ou celle d'après. Le parquet doit d'abord vérifier les preuves. «Les dires de l'accusé ne peuvent pas être pris pour argent comptant», a expliqué la porte-parole du tribunal en marge du procès. 

Parti pour durer jusqu'à décembre, ce dernier a été écourté. Un procédé pas inhabituel en Allemagne, où les ententes avec la justice sont courantes, d'après l'avocat Robert Kain. 

Durée de la peine 

Pour l'heure, le seul point qui reste encore ouvert est la durée de sa peine. Le parquet exige un an et demi à deux ans avec sursis, ainsi qu'une peine pécuniaire de 50'000 euros. Généralement les juges tranchent au milieu, donc «il devrait écoper d'un an et 8 mois à peu près», estime la défense. 

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