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Roche affiche à nouveau un bénéfice record

Franz Humer, patron de Roche, voit sa rémunération augmenter avec le bénéfice de son groupe.

(Keystone)

Le groupe pharmaceutique bâlois réalise en 2007 un bénéfice record. Son chiffre d'affaires dépasse pour la première fois celui de son rival Novartis.

Le bénéfice s'inscrit en hausse de 25%, à 11,4 milliards de francs suisses. Et malgré la baisse des ventes de Tamiflu, le chiffre d'affaires augmente de 10%, à 46,13 milliards.

La division Pharma a affiché une croissance des ventes de 11% (+10% en francs suisses) à 36,8 milliards de francs, avec un bénéfice d'exploitation en hausse de 22% (+24%) à 13 milliards, indique le groupe mercredi dans un communiqué en prélude à sa conférence de presse de bilan.

Cette progression est «à nouveau nettement supérieure à la croissance du marché mondial» relève-t-il.

La division Diagnostics, leader mondial du domaine, a pour sa part accru ses ventes de 6% (+7% en francs suisses) à 9,3 milliards de francs, avec un bénéfice d'exploitation en hausse de 14% (+16%) à 1,6 milliard de francs.

Pour l'année en cours, Roche table sur une croissance de ses ventes proche de 10%, supérieure à celle du marché dans ses deux divisions. Le groupe se veut déjà optimiste pour ses exercices 2009 et 2010, où il anticipe une croissance toujours aussi soutenue.

Dividende augmenté de 35%

Au titre de l'exercice écoulé, le conseil d'administration proposera aux actionnaires un dividende augmenté de 35% à4,60 francs par titre, contre 3,40 francs pour 2006. Roche relève qu'il s'agit là de la 21e augmentation consécutive du dividende.

«Les chiffres sont globalement très positifs. Les médicaments vedette s'en sortent mieux que prévu, ce qui devrait provoquer une réaction positive des marchés et une confirmation des tendances sous-jacentes de profitabilité», estime Karlheinz Koch, analyste pharma à la banque Vontobel.

La banque Wegelin parle de son côté de «chiffres brillants comme d'habitude», relevant que le seul nuage à l'horizon du groupe revenait aux ventes du Tamiflu (antiviral utilisé contre la grippe). L'établissement saint-gallois rappelle en outre que Roche sera confronté dans les deux à trois ans à venir à des expirations de brevets.

Investisseurs pas convaincus

Malgré la publication de ces résultats 2007 supérieurs aux attentes, Roche a néanmoins vu son titre partir en nette baisse mercredi à la Bourse suisse. Durant la première demi-heure de négoce, le bon de jouissance du groupe pharmaceutique bâlois perdait jusqu 2,1% à 185,40 francs, dans un indice SMI en repli de 0,9%, avant de se ressaisir quelque peu.

swissinfo et les agences

Bonne affaire pour le patron également

Franz Humer, président du conseil d'administration et directeur général de Roche, bénéficie également des bons résultats du groupe. En 2007, sa rémunération a augmenté de 12% pour atteindre 21,642 millions de francs. C'est la première fois qu'elle passe la barre des 20 millions.

De cette somme, 9,03 millions sont versés en liquide et le reste en options, actions et autres prestations.

Le patron de Roche dépasse ainsi celui de Novartis Daniel Vasella (17 millions) dans le classement des chefs d'entreprise les mieux rémunérés de Suisse.

Ces chiffres sont toutefois sujets à caution. Ainsi, la fondation Ethos avait effectué ses propres calculs pour évaluer, aux prix du marché, la valeur des options et des actions de Daniel Vasella. Elle était arrivée à la conclusion que sa rémunération correspondait au double des chiffres figurant dans les rapports de Novartis des dernières années.

Dans le classement d'Ethos, Franz Humer arrivait derrière le patron Daniel Vasella, le président de l'UBS Marcel Ospel et le PDG de Nestlé Peter Brabeck.

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Plus question de fusion

En 2001, Novartis avait surpris les analystes en achetant 20% du capital-actions de Roche, pour presque 5 milliards de francs.

Novartis présentait alors l'opération comme «un investissement financier, avec orientation stratégique». Les spéculations sur une fusion des deux groupes allaient alors bon train. Novartis parlait d'«intérêts communs» et de renforcement de l'industrie pharmaceutique suisse sur le marché mondial.

Chez Roche, par contre, on a toujours démenti toute volonté de fusion. Et depuis quelques temps, les médias ont également cessé d'en parler.

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