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Terrorisme islamique La Suisse condamne sévèrement les attentats de Bruxelles



Quatre jours après la capture spectaculaire de Salah Abdeslam, Bruxelles a été la cible mardi de violentes attaques terroristes. 

Quatre jours après la capture spectaculaire de Salah Abdeslam, Bruxelles a été la cible mardi de violentes attaques terroristes. 

(Reuters)

C’est une journée noire qu'a vécue la Belgique mardi: Bruxelles a été secouée par plusieurs attentats terroristes qui ont fait au moins 30 morts et des dizaines de blessés. On ne sait pas pour l’heure si des Suisses figurent parmi les victimes. Le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann a «sévèrement» condamné ces actes.

Tôt mardi matin, deux explosions puissantes ont frappé l'aéroport de Bruxelles-Zavantem, «dont l'une (a été) probablement provoquée par un kamikaze», a déclaré mardi le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw. Le bilan provisoire est de 13 morts et plusieurs dizaines de blessés. Moins d'une heure plus tard, une explosion a eu lieu dans une station de métro du quartier européen à Bruxelles, à 300 mètres de la Commission européenne, faisant 20 morts et plusieurs dizaines de blessés. 

Tous les transports publics de la capitale belge ont été fermés et l'aéroport a été évacué. Les commerces, écoles et institutions ont également été fermées. Le plan «catastrophe» a été déclenché et l'état d'alerte relevé à son maximum (niveau 4) dans tout le pays. Le Premier ministre Charles Michel a appelé la population «au calme et à la solidarité» après ces «attentats aveugles, violents et lâches».

Ces attaques coordonnées et revendiquées par l'organisation djihadiste de l'Etat islamique interviennent quatre jours après la capture spectaculaire de Salah Abdeslam, un Français d'origine marocaine, seul survivant du commando auteur des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts) dans la commune bruxelloise de Molenbeek.

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Comme partout dans le monde, cette nouvelle vague d’attaques terroristes, qui survient un peu plus de quatre mois après les attentats de Paris, a suscité l’indignation en Suisse. Sur son compte Twitter, le président de la Confédération, Johann Schneider-Amman, a indiqué que «la Suisse condamne sévèrement les attentats» qui ont fait de nombreuses victimes à Bruxelles. «Notre soutien va à la Belgique», a-t-il ajouté. 

Toujours sur Twitter, le conseiller fédéral a aussi déclaré que «la Suisse est profondément touchée par les événements de ce jour à Bruxelles. Nos pensées aux victimes et à leurs familles».

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Pas d'infos sur d’éventuelles victimes suisses

Le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) n'avait pas à mi-journée d'informations sur d'éventuelles victimes suisses.  Une cellule de crise a été mise en place à Berne par les services du ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter.«Nous sommes en étroite collaboration avec l'ambassade suisse à Bruxelles et les services consulaires à La Haye pour coordonner» la crise, a indiqué Jean-Marc Crevoisier, porte-parole du DFAE.

Le DFAE a dans la foulée revu ses consignes de sécurité pour les voyageurs sur son site. Concernant la Belgique, elles précisent que «les autorités belges mettent en garde la population contre les risques d'attentats terroristes». Le DFAE recommande de se renseigner sur le site du Centre de crise belgeLien externe.

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Menace terroriste élevée

De son côté, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) affirme que «les attentats qui se sont déroulés à Bruxelles confirment l'évaluation faite au début du mois de novembre 2015 par SRC». «S'il n'est pas exclu que de tels attentats aient lieu en Suisse, il n'y a à ce jour aucun indice de menace directe contre la Suisse et ses intérêts», a indiqué une porte-parole du SRC.

«Le SRC procède à une évaluation constante de la situation à la lumière des attentats de Bruxelles», a-t-elle précisé en ajoutant «que le niveau de la menace terroriste en Suisse reste toutefois élevé».

L'Office fédéral de la police (fedpol) travaille pour sa part en étroite collaboration avec les autorités belges pour savoir s'il y a un lien entre les attentats de Bruxelles et la Suisse, a indiqué une porte-parole de fedpol. Le dispositif sécuritaire a par ailleurs été renforcé dans les aéroports de Genève, Zurich, Bâle-Mulhouse et Berne. Tous les vols de la compagnie Swiss de et à destination de Bruxelles ont été annulés. 

«Nos sociétés deviennent irrespirables»

«Ce qui frappe, c’est la simplicité des moyens mis en œuvre dans cette attaque», a commenté au micro de la Radio télévision suisse (RTS) Jean-Paul Rouiller, directeur du Centre d'analyse du terrorisme et ancien membre de la police judiciaire fédérale.

Au vu des importants moyens, notamment financiers mis en œuvre, les terroristes utilisent une déclinaison de la tactique chinoise consistant à infliger de nombreuses petites blessures pour saigner l'adversaire, a estimé Jean-Paul Rouiller. «Ils sont en train de rendre nos sociétés irrespirables», a-t-il ajouté.

Professeur émérite de politique sécuritaire à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Kurt Spillmann a quant à lui estimé que l’Europe doit s’attendre à être la cible d’autres attentats terroristes. «Il n’existe qu’une recette [pour stopper ces actes terroristes]: tous les organes et toutes les personnes qui s’occupent de la sécurité des citoyens doivent collaborer de manière encore plus intensive», a-t-il plaidé dans une interview à la chaîne de télévision germanophone SRF.

L'Europe plus vulnérable que jamais

Les attentats de Bruxelles montrent que les réseaux jihadistes en Belgique, mais aussi dans le reste de l'Europe, restent capables de monter des opérations d'ampleur meurtrières quelle que soit la pression policière à laquelle ils sont soumis, estiment experts et responsables.

«2015 a été difficile, je crains que 2016 ne soit terrible», a confié à l'AFP un responsable français de la lutte antiterroriste, qui demande à rester anonyme. «Les attaques de Bruxelles sont clairement une vengeance après la vague d'arrestations, c'est une escalade. Elles prouvent qu'ils ont des hommes prêts à tout moment à des opérations kamikazes, avec des armes, des explosifs», dit-il. «Leur message, c'est : ‘Nous sommes toujours là, vous ne pourrez pas nous arrêter’».

«En France, mais aussi en Europe, il y a du souci à se faire», ajoute-t-il. «Nous allons subir une vague de terrorisme très puissante, qu'on ne pourra enrayer que partiellement. On attrapera certaines équipes, il n'y a jamais eu autant d'arrestations, mais on ne pourra pas les avoir tous. C'est impossible. Nous sommes submergés».  

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swissinfo.ch et les agences

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