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Combler l'écart entre les sexes: un point de vue suisse au WEF

Les femmes ne représentent que 22% des participants au WEF. A quand la parité? © KEYSTONE / LAURENT GILLIERON

Simona Scarpaleggia, CEO d'IKEA Suisse, donne son point de vue sur ce qu'il conviendrait de faire pour que la rencontre mondiale de Davos parvienne à un équilibre 50-50 entre les sexes.

Ce contenu a été publié le 23 janvier 2019 - 15:42
Jessica Davis Plüss et Dominique Soguel-dit-Picard à Davos, swissinfo.ch

Simona Scarpaleggia s'est jointe à Sylvie Durrer, du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommesLien externe, et Suba Umathevan, de Plan International SuisseLien externe, lors d'un événement parallèle du WEF sur l'égalité des sexes en Suisse organisé par The Female QuotientLien externe – une entreprise appartenant à des femmes et axée sur l'égalité au travail.

IKEA est l'une des rares entreprises, au niveau mondial et en Suisse, à avoir atteint un équilibre 50-50 entre les sexes dans le management. Née en Italie, Simona Scarpaleggia a appelé à mettre fin au tabou du travail à temps partiel, qu'elle considère comme l'un des principaux obstacles à l'augmentation du nombre de jeunes femmes talentueuses. «En Suisse, c'est vraiment considéré comme un arrêt de carrière, mais nous[chez IKEA] y voyons une opportunité... pourquoi devrions-nous perdre nos talents?»

Sous la direction de Simona Scarpaleggia, IKEA Suisse a mis en place deux politiques qui, selon elle, étaient controversées à l'époque. Cela comprend deux mois de congé de paternité et des options de travail à temps partiel à tous les niveaux de l'organisation. Elle a expliqué que ces politiques n'ont pas eu d'impact négatif sur l'entreprise et qu'en fait, l'entreprise se classe constamment parmi les meilleurs employeurs de Suisse.

Une bonne année pour la Suisse

Sylvie Durrer affirme que cette année a été une bonne année pour l'égalité des sexes en Suisse. Cela englobe la révision de la Loi sur l’égalité. Les entreprises comptant plus de 100 collaborateurs devront régulièrement contrôler la situation en matière d’écarts salariaux entre les genres.

En plus du travail que la Bureau de l’égalité entre femmes et hommes fait avec le secteur privé, Sylvie Durrer affirme qu'«il est aussi très important que le secteur public montre la voie et soit exemplaire». Au niveau cantonal, il existe désormais une charte d'engagement des collectivités locales en matière d'équité salariale, et toutes les entreprises qui reçoivent un marché public doivent également respecter cet engagement.

Suba Umathevan, qui est arrivée en Suisse en tant que réfugiée du Sri Lanka à l’âge de deux ans, considère que la clef pour promouvoir l'égalité des sexes est de faire entendre la voix des jeunes femmes, de sorte qu'elles puissent se battre pour leurs propres droits. «Il y a tellement de stéréotypes quand il s'agit des femmes leaders. Nous devons briser ces barrières et cela commence avec les jeunes femmes et les jeunes garçons.»

Bien qu'il reste encore un long chemin à parcourir, Sylvie Durrer affirme que le pays fait des progrès significatifs et que son «plus grand souhait serait que la Suisse gagne la course».

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