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En montagne, mieux vaut prévenir qu'interdire

"Les touristes ont fâcheusement tendance à consommer de la montagne, sans en évaluer les dangers".

(Keystone Archive)

Les mauvais comportements en montagne sont de plus en plus nombreux. Mais, pour les professionnels de l'intervention, il vaut mieux prévenir qu'interdire.

«Il est vrai que certains comportements en montagne peuvent agacer. D'autant plus que nous ne les comprenons pas toujours», affirme Jean-Claude Chaperon, membre de l'organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) et du Club Alpin Suisse (CAS).

«Les Alpes ont changé et les mentalités aussi, admet cet ancien sauveteur. En fait, aujourd'hui, la montagne est plus facilement accessible. Et les jeunes en ont moins peur».

Et d'ajouter: la vie est, en général, plus aisée. Ce qui explique cette quête de difficultés, parfois extrêmes, dans les sports de montagne».

«Par ailleurs, poursuit Jean-Claude Chaperon, les touristes sont de plus en plus pressés et ils ont fâcheusement tendance à consommer de la montagne, sans en évaluer les dangers».

Quoi qu'il en soit, il faut s'adapter à cette nouvelle situation. Et, dans tous les cas, ce sont l'information et la prévention qui restent les deux atouts majeurs pour éviter une augmentation des accidents.

Pour les guides, c'est une question d'éducation. Il faut donc réapprendre à vivre en montagne, notamment en cernant ses nouveaux pièges. Sur place, en Valais, par exemple, la prévention existe à l'école déjà.

De leurs côtés, le Club Alpin, la Suva ou encore de l'Institut suisse pour la prévention des avalanches font également un très gros travail d'information. Pour autant, les effets sont difficiles à évaluer.

«Une chose est sûre, conclut Jean-Claude Chaperon, c'est le prix à payer. Une multiplication des interdits n'arrangerait rien du tout. Au contraire, elle ne ferait qu'aggraver la situation».

Jean-Louis Thomas

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