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En Suisse, le nombre de cas de sida a cessé de diminuer

Bernard Hirschel était le président de la 12ème conférence mondiale sur le Sida, en 1998 à Genève.

(Keystone)

En constante diminution depuis cinq ans, le nombre de nouveau cas de séropositivité et de sida s'est stabilisé. A cause notamment des Suisses qui séjournent à l'étranger et des étrangers qui viennent en Suisse.

«On ne peut pas éradiquer le sida en Suisse tant qu'il y a des millions de personnes infectées de par le monde», constate le professeur Bernard Hirschel qui a présidé la Conférence mondiale sur le sida en 1998 à Genève.

Par ailleurs, Bernard Hirschel estime que les mesures de précaution (telles que le port du préservatif) sont de moins en moins pratiquées. Et d'ajouter: «Depuis l'apparition des trithérapies, beaucoup de gens pensent que le problème est résolu. Mais on ne guérit toujours pas du sida».

Le professeur tient toutefois à relativiser l'impact de cette baisse de vigilance: «Avec les trithérapies, les personnes touchées par le sida sont moins contagieuses».

Quant aux personnes ignorant leur séropositivité, elles seraient proportionnellement moins nombreuses en Suisse qu'ailleurs. «Les Suisses font volontiers le test du sida», note Bernard Hirschel.

En ce qui concerne l'état des lieux, 20 000 personnes vivent aujourd'hui avec le VIH. Et, selon les statistiques de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), 2000 d'entre elles sont malades du sida.

L'OFSP constate également que la plupart des nouvelles infections se produisent lors de rapports hétérosexuels, et que trois infections sur cinq touchent des hommes, le plus souvent âgés de 30 à 49 ans.

Florian Hübner du Groupe Sida Genève constate que plus on est vieux, moins on pense que le port du préservatif est important. Les personnes de sexe masculin sont d'ailleurs au centre de la journée mondiale du sida, le 1er décembre prochain.

Sur le front de la recherche médicale, deux directions sont suivies. La première vise au développement de nouveaux médicaments et de vaccins. La seconde, elle, cherche à diminuer, sinon à supprimer, la prise des trithérapies, sans qu'il y ait rechute.

Selon le professeur Luc Perrin, le développement de vaccins - qui visent à renforcer les mécanismes de défense des personnes déjà infectées - connaît un regain d'intérêt. Mais ceux qui sont actuellement disponibles n'ont pas encore fait la preuve de leur efficacité.

Les recherches sur l'interruption des trithérapies montrent des signes encourageants. Mais il faudra attendre pour obtenir des résultats concluants. Et Bernard Hirschel de souligner que les fonds publics sont insuffisants et que l'industrie pharmaceutique n'est pas très chaude pour financer une recherche qui vise à supprimer la prise de médicaments.

Frédéric Burnand

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