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Enfants surdoués: les clichés volent en éclat

Etre surdoué peut aussi poser des problèmes à l'école.

(Keystone)

Talenta, c´est le nom d´une école privée zurichoise qui offre à certains enfants surdoués un enseignement adapté. Elle tirait ce mardi, en compagnie de l´Université de Zurich, le bilan de ses expériences.

Ce sont en effet des spécialistes de la pédagogie de l'Université de Zurich qui ont assuré, deux ans durant, le suivi scientifique de cette école un peu particulière, qui accueille actuellement 30 enfants, âgés de 7 à 12 ans. Verdict positif: les élèves s'y sentent bien, les principes de base de l'école sont bons.

Talenta s'adresse à un petit groupe d'enfants: ceux qui, tout en disposant de capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, rencontrent des difficultés dans le cursus scolaire habituel.

On essaie ainsi de s'adapter à leurs besoins, en combinant un enseignement intensif, très accompagné, mais aussi très ouvert, laissant une large place à l'exploration. Une démarche qui nécessite du temps: «chez nous, il y a un instituteur pour 10 enfants», explique Jean-Jacques Bertschi, président de l'association responsable de Talenta.

Mais l'évaluation réalisée par l'Université de Zurich permet surtout de tordre le cou à un certain nombre de clichés sur les enfants surdoués - environ 2 pour cent de la population - souvent caricaturés en «génies».

Malgré leur potentiel intellectuel, certains de ces enfants ont en fait de la peine à maîtriser les exigences de l'école ordinaire. Les attentes extérieures par exemple, en particuliers celles des parents, peuvent jouer un rôle négatif. Autre source possible de problèmes psychiques pour ces enfants: le sentiment d'être négligés par l'école.

Ainsi, à côté des enfants surdoués qui parviennent à trouver leur place au sein du système scolaire normal, d'autres ont besoin d'un encadrement particulier. Et pour Jean-Jacques Bertschi, qui est également député au Grand Conseil zurichois, les responsabilités sont claires: «c'est l'Etat qui doit trouver des solutions.»

Reste encore le problème des surdoués «cachés». Des enfants dont les résultats scolaires sont mauvais, mais dont les capacités n'ont pas été dépistées. Ils représenteraient, selon certaines études, environ 0,3 pour cent des élèves. «La question se pose pour la société, ajoute Jean-Jacques Bertschi. Voulons-nous laisser ces enfants comme ils sont. Ou alors faut-il les trouver et les aider?»

Pierre Gobet, Zurich

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