Entraide judiciaire avec la Russie: satisfaction du procureur général

Valentin Roschacher reconnait toutefois que tout ne fonctionne pas parfaitement. Keystone / Alessandro della Valle

Valentin Roschacher est satisfait de la collaboration judiciaire entre la Suisse et la Russie pour lutter contre la criminalité internationale. La visite du procureur russe Nikolaï Volkov a renforcé les liens entre les deux pays.

Ce contenu a été publié le 29 juillet 2000 - 11:50

La collaboration est encore nouvelle, tout ne fonctionne pas parfaitement, mais nous prenons la bonne direction, déclare samedi M. Roschacher dans un entretien accordé au «Tages-Anzeiger».

Outre l'affaire Aeroflot, sur laquelle M. Volkov mène l'enquête, la Russie a déposé cinq autres demandes d'entraide judiciaire auprès du Ministère public de la Confédération (MPC), indique Valentin Roschacher. La Suisse, de son côté, a sollicité plusieurs demandes de collaboration à Moscou.

Elles émanent principalement des autorités judiciaires cantonales. Mais «les cantons ne sont pas toujours ravis des informations et des délais», explique-t-il. Dans ce domaine également, la collaboration doit être renforcée.

De plus, les 26 législations cantonales différentes rendent difficile la lutte contre la criminalité économique. «Ce n'est pas nouveau et un projet d'unification est en cours.» Il devrait être mis en consultation l'année prochaine.

Rappelons qu'au terme d'une visite de quatre jours en Suisse, le procureur russe est retourné à Moscou avec un tiers de l'imposant dossier (80 caisses de documents) ayant trait à l'affaire concernant la compagnie aérienne russe.

Mais ce n'est qu'en septembre prochain que d'éventuelles mises en accusation pourront être prononcées. Dans le collimateur de la justice russe: celui qui fut l'éminence grise de l'ancien président russe Boris Eltsine, Boris Berezvoski, ainsi que les deux anciens dirigeants d'Aeroflot, Nikolaï Glouchkov et Alexander Krasnenker.

Nikolaï Volkov s'est dit satisfait d'avoir pu nouer des contacts privilégiés en Suisse. Il s'est entretenu avec la direction du parquet helvétique et il a pu longuement converser avec les instances policières suisses.

swissinfo avec les agences

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