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Entre grandiloquence et dégoût

Politiciennes de gauche et de droite, mais avant tout, femmes.

(Keystone)

Les trois non et un oui du peuple ce dimanche engendrent une série de réactions très contrastées à travers le pays.

L'instauration d'un congé maternité en particulier est souvent perçue comme une victoire historique, selon le mot des socialistes.

Le peuple suisse reste donc opposé à la naturalisation facilitée des jeunes étrangers. Dix ans après un premier refus, il a suivi l'Union démocratique du centre (UDC – droite dure) dont la campagne a porté ses fruits malgré ses dérapages.

Les Secondos se déclarent «dégoûtés» par le double non. C'est comme si «on nous disait: vous pouvez payer et travailler, mais vous n'êtes pas assez bien pour devenir Suisses!».

«Ce verdict fait honte à notre pays et constitue un signe de détresse pour une démocratie», ajoutent l'Union syndicale suisse et les Verts.

Tous ceux favorables à la naturalisation facilitée mettent en cause la campagne mensongère et populiste de l'UDC.

Manque d’engagement

La gauche reproche au Conseil fédéral d'avoir confié le dossier à Christoph Blocher et condamne l'engagement du bout des lèvres des démocrates-chrétiens (PRD) et des radicaux (PRD).

Ceux-ci admettent n'avoir pas vu assez tôt survenir le double non, mais contestent s'être insuffisamment engagés. Le PDC relève n'avoir pas eu assez de moyens financiers par rapport aux opposants. Le PRD admet lui avoir «sous-estimé l'état d'esprit de nombreux concitoyens».

La tentative de contourner la naturalisation par le peuple a clairement été balayée, analyse pour sa part Ulrich Schlüer. Pour le député zurichois de l’UDC sa campagne contestée sur les musulmans a réussi à montrer qu'un problème important avait été masqué dans le paquet présenté au peuple.

L'Action pour un Suisse indépendante et neutre (ASIN) voit dans ce résultat un signe annonciateur de la votation sur l'accord de Schengen.

Une victoire historique

Seul objet accepté par le peuple, l’instauration du congé maternité recueille un florilège des réactions favorables. Partis et partenaires sociaux, à l'exception de l'UDC, se réjouissent. Pour les socialistes, il s'agit simplement d'une victoire historique.

La gauche et les syndicats n’y voient cependant qu'un pas. Travail.Suisse et l'Union syndicale suisse espèrent que des solutions plus généreuses seront appliquées selon les branches.

Pour l'Union suisse des arts et métiers (USAM – syndicat patronal), il est en revanche clair que ce succès clôt les discussions. L'organisation prévient: elle combattra toute extension de ce système.

La satisfaction est «totale» du côté de Pascal Couchepin. Le conseiller fédéral souligne la progression de 15% du «oui» par rapport à 1999.

L'ex-cheffe du Département fédéral de l'intérieur Ruth Dreifuss a aussi salué cette évolution. Pour l'ancienne conseillère fédérale, il s'agit d'un minimum accessible par tous dont les employeurs ont enfin compris l'avantage.

Une marge de manœuvre salutaire

Dernier objet soumis à la sagesse du peuple, l'initiative «Services postaux pour tous» a donc été rejetée, mais faiblement. Il n’empêche que selon ses opposants, ce rejet donne une marge de manoeuvre salutaire à La Poste.

Ses défenseurs soulignent en revanche le «petit non» et mettent en garde contre la poursuite du démantèlement du service public.

Les clients ont signalé qu'ils souhaitent un service qui fonctionne et pas un «gérant d'immeubles de couleur jaune», selon le Parti radical. Le marché de La Poste doit maintenant être rapidement libéralisé.

Le souverain a refusé aussi bien le bétonnage de structures postales obsolètes que des subventions fédérales. La Poste peut désormais travailler sur une base saine et affronter les défis du marché, note le PRD.

L'obligation de garantir un service postal couvrant tout le territoire et un service public figure déjà dans la loi, rappelle le PDC. Et pour cela, elle n'a nul besoin des deniers publics.

Vers la libéralisation

Pour l'UDC, le non du bout des lèvres à l'initiative montre ce que le peuple attend de La Poste: qu'elle travaille avec des structures modernes et qu'elle fournisse des services fiables et efficaces.

Le Parti socialiste enfin, qui avait soutenu l'initiative, juge tout de même excellent le résultat de dimanche: la moitié de la population a dit oui au texte. C'est un signe clair au maintien d'un service public de qualité et couvrant tout le territoire.

Pour La Poste elle-même, le verdict lui permet de conserver sa compétitivité et continuer à offrir un service public d'excellente qualité, a-t-elle réagi.

Le vote serré du peuple est le signe qu'elle doit, dans l'adaptation de son réseau aux nouveaux comportements de la clientèle, continuer à agir de manière responsable, estime le géant jaune. Son patron Ulrich Gygi insiste sur l'importance du dialogue avec les milieux concernés.

Du côté patronal, economiesuisse est soulagée du «non»: les conséquences de l'initiative n'auraient pas été supportables pour les finances fédérales. L'association faîtière estime aussi que la voie est désormais libre pour une libéralisation rapide du marché postal.

swissinfo et les agences

Faits

La naturalisation facilitée pour les jeunes de la 2e génération a été refusée par 56,8% des votants.
17,5 cantons l’ont refusée et 5,5 l’ont acceptée.
La naturalisation facilités pour les jeunes de la 3e génération a été refusée par 51,6% des votants.
16,5 cantons l’ont refusée et 6,5 l’ont acceptée.

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