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Faible mobilisation à Hong Kong contre une visite de Pékin

Pour les manifestants, Zhang Dejiang, président du Parlement chinois, n'est "pas le bienvenu à Hong Kong. KEYSTONE/EPA/ALEX HOFFORD sda-ats
Ce contenu a été publié le 18 mai 2016 - 08:48
(Keystone-ATS)

Une centaine de personnes ont manifesté mercredi à Hong Kong, au milieu d'un impressionnant dispositif policier, à l'occasion de la visite du numéro trois chinois. Ils demandaient le suffrage universel et la libération des dissidents emprisonnés en Chine.

Les manifestants ont été cantonnés loin des yeux du dirigeant chinois et la circulation a été canalisée autour du centre de congrès avec d'énormes barrières de sécurité en plastique remplies d'eau. De nombreuses voix se sont élevées pour condamner l'extraordinaire dispositif de sécurité entourant cette visite.

Mercredi matin, une centaine de personnes ont défilé dans des zones prévues pour les manifestations, largement dépassées en nombre par les forces de police. Elles demandaient notamment "la fin de la dictature", des élections libres et la libération de dissidents comme le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo.

"Notre message est simple: Zhang n'est pas le bienvenu", a déclaré John Leung, 30 ans, de la Confédération hongkongaise des syndicats. Certains manifestants s'attendent à un rassemblement plus massif en soirée. Ils affirment que le dispositif policier et la peur de la répression ont dissuadé les Hongkongais de descendre dans la rue dans la matinée. Des mouvements prochinois ont également manifesté pour soutenir Pékin.

Prendre la température

Arrivé mardi pour trois jours, Zhang Dejiang, président de l'Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement chinois), est le plus haut responsable chinois à se rendre depuis quatre ans dans l'ex-colonie britannique. Son but officiel était une conférence économique mercredi matin.

Mais ce déplacement est aussi pour lui une occasion de prendre la température d'une métropole de plus en plus divisée sur l'attitude à adopter face au géant chinois. Le haut responsable veut aussi évaluer si Pékin se doit de soutenir l'impopulaire Leung Chun-ying pour un second mandat de chef de l'exécutif hongkongais.

La frustration grandissante face à l'incapacité d'obtenir des réformes démocratiques a même poussé certains à tenter de fonder un mouvement indépendantiste. Mais celui-ci a été condamné par les autorités de Pékin comme de Hong Kong.

Appel à l'"ouverture"

Zhang Dejiang avait entamé sa visite en promettant d'écouter toutes les couches de la société hongkongaise. Il devait s'entretenir mercredi soir avec des députés prodémocratie.

Lors de la conférence économique, il a exhorté mercredi matin Hong Kong à s'impliquer davantage dans la stratégie nationale de développement économique de Pékin. "J'espère que Hong Kong, avec un esprit d'ouverture, saisira les occasions importantes", a-t-il dit.

Hong Kong bénéficie depuis sa rétrocession en 1997 d'une "large autonomie" et jouit théoriquement jusqu'en 2047 de libertés inconnues ailleurs en Chine.

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