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Forte mobilisation contre la guerre

"Pas de guerre" clame la banderole brandie ce samedi par les manifestants à Berne.

(Keystone)

Près de 40 000 personnes ont dénoncé, samedi à Berne, la préparation d'une guerre contre l'Irak et condamné la dictature de Saddam Hussein.

Il n'y a pas eu d'incidents sérieux et l'ambiance a été bon enfant.

Convoquée par plus d'une centaine d'organisations humanitaires, pacifistes, tiers-mondistes, antimilitaristes, syndicales, de gauche et d'extrême gauche, la manifestation nationale contre la guerre en Irak s'est déroulée sans incident majeur jusqu'à son terme, vers 16 heures.

C'est malgré un froid vif que les manifestants de tous âges, mais principalement des jeunes, se sont retrouvés en début d'après-midi non loin de la gare.

La manifestation, la plus importante depuis des décennies dans la Ville fédérale, a gagné ensuite en cortège le centre de la ville et la Place fédérale.

Sur la Place fédérale, des productions musicales ont ponctué les discours et les annonces. La Place, d'ailleurs, était nettement trop petite pour accueillir tous les manifestants, lesquels ont occupé largement les rues adjacentes de la Vieille Ville.

Avec pour slogan principal «Non à la guerre contre l'Irak - Pas de sang pour du pétrole», la manifestation prenait place dans le cadre d'une journée européenne et mondiale de protestation.

De nombreux slogans avaient, sans surprise, le président des Etats-Unis George Bush comme cible.

Par exemple, les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire «Bush et Blair terroristes en puissance», «Bush terroriste arrêtons-le», «Pas de Busherie en Irak» ou «Non aux guerres impérialistes de l'axe du pétrole».

Eviter la guerre

Nous rejetons autant la dictature de Saddam Hussein que la guerre contre l'Irak, a déclaré dans une allocution le représentant de l'Union syndicale suisse (USS) et vice-président de la FTMH, André Daguet, résumant ainsi l'essentiel des propos des nombreux orateurs.

Eric Decarro, président du Syndicat des services publics, a pour sa part dénoncé «la guerre économique et sociale conduite contre les populations du Sud par le FMI, l'OMC et la Banque mondiale, avec le soutien de tous les gouvernements des pays riches».

Pour la conseillère nationale Franziska Teuscher (Verts/BE), le Conseil fédéral doit convoquer les ambassadeurs des Etats-Unis et de Grande-Bretagne pour leur transmettre une note de protestation condamnant les préparatifs de guerre.

Le comité d'organisation, quant à lui, a présenté huit revendications, dont la levée de l'embargo contre l'Irak, le droit à l'autodétermination des peuples de la région, l'évacuation des territoires palestiniens par Israël et la destruction, partout dans le monde, des armes de destruction massive.

Il avait demandé jeudi déjà au Conseil fédéral d'utiliser la tribune de l'ONU pour condamner la guerre en Irak et interdire le survol de l'espace aérien suisse.

Lancement d'une pétition

Les organisateurs réunis sous la coalition contre la guerre ont lancé à l'occasion de cette manifestation une pétition intitulée «Pas en notre nom».

Le texte appelle le Conseil fédéral à refuser de s'associer à une «guerre qui ne pourrait être menée que contre le peuple irakien».

Pour clôturer cette manifestation, 3500 ballons munis de tracts dénonçant la guerre ont été lâchés de la Place fédérale sous une immense clameur.

Et les organisateurs d'annoncer dans la foulée que des actions de protestation auront lieu dans de nombreuses villes le jour suivant une éventuelle attaque des Etats-Unis.

swissinfo avec les agences

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