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Fribourg dans l'univers Jarmusch

Dans le cadre de son ciné-club «Cinéplus», le Médiacentre de Fribourg continue de faire des miracles. Jusqu'au 18 juin, il propose l'intégrale du réalisateur américain Jim Jarmusch.

Ce contenu a été publié le 25 mars 2000 - 16:12

Dans le cadre de son ciné-club «Cinéplus», le Médiacentre de Fribourg continue de faire des miracles. Jusqu'au 18 juin, il propose l'intégrale du réalisateur américain Jim Jarmusch (photo d'archive).

Le public pourra voir ou revoir ses huit longs métrages, de «Permanent Vacation» (1982) à «Ghost Dog, la voie du samouraï» (1999). «En moins de vingt ans, Jim Jarmusch est devenu une figure de proue du cinéma indépendant, tout en instaurant un lien passionnant entre deux cinémas et deux continents», expliquait, jeudi à l'ATS, Emmanuel Schmutz, responsable du Médiacentre fribourgeois.

Ce lieu de consultation audiovisuel situé au coeur de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) continue donc un effort cinéphilique qui perdure depuis plus de dix. Une ou deux fois par année, le Médiacentre - qui pourrait se contenter de ses seuls services à la BCU - sort de son cadre et investit les cinémas de la ville avec des cycles pointus.

Après Luis Buñuel, Stanley Kubrick, Ingmar Bergman ou David Lynch, le Médiacentre fribourgeois consacre une intégrale au plus indépendant des indépendants américains: Jim Jarmusch.

A la clé, tous les longs métrages de l'auteur du récent et sublime «Ghost Dog, la voie du samouraï», mais aussi ses trois hilarants courts métrages intitulés «Coffee and Cigarette». Un cycle à agender avant de céder à la nonchalance de l'univers jarmuschien, une «American Spirit» au bec, mais la tête tournée vers la culture européenne, africaine ou asiatique. Au programme: «Coffee and Cigarette» 1, 2 & 3 suivis de «Permanent Vacation» (26.03); «Stranger than Paradise» (02.04); «Down by Law» (09.04); «Mystery Train» (30.04); «Night on Earth» (07.05); «Dead Man» (21.05); «Year of the Horse» (04.06); «Ghost Dog, la voie du samouraï» (18.06).

Rencontré l'automne dernier à Paris, le réalisateur nous confiait: «J'aime créer dans la marge, mais ce n'est pas un vrai choix: c'est là que j'ai atterri. Vous connaissez «Meurtre d'un bookmaker chinois» de John Cassavetes? On y voit Ben Gazzara propriétaire d'un petit club de strip-tease qui signifie tout pour lui. Je suis certain que Cassavetes y voyait sa propre relation à ses films: c'est petit, un peu sale, mais au moins ça lui appartient. La seule chose à laquelle je suis fermé, c'est Hollywood. Ils appliquent le mot «indépendant» sur certains films à bon marché comme on appose un tampon sur une enveloppe. C'est de la bonne conscience et rien d'autre. Les vrais indépendants ne sont pas ces gars en costume trois-pièces qui gèrent les films comme une usine de sous-vêtements. Je ne veux pas d'eux pour me dire quel acteur choisir et quelle musique doit rythmer mon film. J'arrêterai le cinéma plutôt que de leur céder». Voilà qui donne le ton.

Thierry Jobin, Fribourg.

Intégrale Jim Jarmusch. Cinéma Rex, Bvd de Pérolles. Du 26 mars 18 juin. Séances à 18 heures en v.o. sous-titrées français. 8 films: Fr. 45.-; 4 films: Fr. 30.-; 1 film: Fr. 14.-. Billets en vente auprès du Cinéma Rex et de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg (Médiacentre). Rens.: 026/347 31 50.

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