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Génie génétique: offensive de charme dans six villes suisses

Extérieurement, rien ne distingue un blé transgénique d'un blé "naturel".

(Keystone)

Alors que le Conseil des Etats s'apprête à empoigner le paquet Gen-Lex, le monde scientifique lance, pour la troisième année consécutive, une offensive de charme destinée à démontrer les bienfaits du génie génétique. Une opération qui n'est pas du goût des militants de Greenpeace.

Ils étaient une vingtaine, vendredi matin à Berne, devant le «Village du gène», érigé pour l'occasion à deux pas de la Place fédérale. Déguisés en chercheurs, les activistes de Greenpeace expliquaient aux passants que la Suisse n'a, selon eux, pas besoin de plantes transgéniques.

Dans son communiqué, l'organisation écologiste dénonce en outre le fait que cette «campagne de publicité» soit soutenue par des organismes publics, comme le Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Chez les promoteurs de ces Journées de la recherche en génétique, le son de cloche est évidemment tout autre. Cette année, l'opération est placée sous le thème, particulièrement discuté, de «génie génétique et respect de l'environnement».

L'occasion pour les chercheurs d'expliquer comment les semences transgéniques vont permettre d'utiliser moins de surfaces et moins d'engrais chimiques pour un rendement égal. Ou de présenter le bioplastique, une substance futuriste - et encore expérimentale - qui serait fabriquée à partir de plantes transgéniques. Une solution idéale pour résoudre le problème du recyclage des plastiques «chimiques».

Ces Journées vont s'étaler sur toute une semaine, avec des actions portes ouvertes dans les laboratoires à Genève, Münchenstein, Bâle, Lausanne et Zurich.

A Berne, le Village du gène n'aura existé que pour une journée, offrant au public l'occasion de constater qu'un grain de riz génétiquement modifié ne se distingue en rien de son cousin «naturel» - extérieurement en tout cas - et qu'une bière au maïs transgénique vaut bien une mousse de malt traditionnel.

swissinfo


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