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GE Belfort: grand rassemblement le 22 juin

Ce contenu a été publié le 04 juin 2019 - 16:19
(Keystone-ATS)

Les syndicats de General Electric Belfort (GE) et les élus locaux ont appelé mardi conjointement à un "grand rassemblement" le 22 juin. Cette manifestation aura lieu en soutien aux salariés du site menacé par des centaines de suppressions de postes.

L'intersyndicale CFE-CGC, CGT et Sud "ainsi que l'ensemble des collectivités territoriales et des élus locaux appellent à une manifestation de soutien aux salariés (de GE) le samedi 22 juin à 14h00" place de la Résistance, dans le centre-ville de Belfort, a annoncé dans un communiqué le maire (LR) de la ville, Damien Meslot.

"C'est par une large mobilisation que nous pourrons défendre l'intérêt des salariés, de notre savoir-faire et de notre industrie locale", a-t-il fait valoir.

Ce rassemblement est ouvert à la population afin de "montrer que ce ne sont pas que les salariés (de GE) qui se sentent concernés" par le plan prévu par l'industriel américain qui envisage 1050 suppressions d'emplois en France, a précisé Alexis Sesmat, délégué Sud.

Au total, GE emploie quelque 4300 salariés à Belfort, dont 1900 dans l'entité turbines à gaz, la plus durement touchée par le plan, avec 800 suppressions de postes envisagées.

Cet appel intervient au lendemain de la venue sur le site du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a exhorté lundi le groupe américain à revoir à la baisse le nombre de suppressions d'emplois.

Le ministre a annoncé la création d'un "comité de suivi" qui se réunira "début septembre" sous sa présidence et plaidé pour la "diversification industrielle" du site, évoquant la piste aéronautique, selon lui "la plus prometteuse".

50 millions à verser

M. Le Maire a également souhaité la création d'une société destinée à développer cette activité à Belfort, proposant qu'elle soit abondée par une partie des 50 millions d'euros (55,8 millions de francs) versés à l'Etat par GE pour ne pas avoir créé un millier d'emplois en France, contrairement à ce qu'avait promis l'industriel.

Le ministre a demandé à GE de souscrire au capital de cette société, assurant que "pour chaque euro apporté par GE à cette société, (il était) prêt à apporter un euro d'argent public à travers la Banque publique d'investissement". Des annonces qui ont laissé sur leur faim les syndicats qui redoutent une liquidation déguisée du site belfortain.

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