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Genève n'a pas le monopole des organisations internationales

En quelque sorte victime de son succès, la Genève internationale voit sa capacité d'accueil au bord de la saturation.

(Keystone Archive)

Berne veut mettre en place une politique nationale d'accueil des organisations internationale (OI). Un rapport du gouvernement, rendu public mercredi, rappelle que Genève n'est pas la seule ville suisse à jouer ce rôle.

Il faut compter avec Lausanne avec le CIO et plusieurs fédérations sportives internationales, il y a aussi Berne avec l'Union postale universelle et Bâle avec la Banque des règlements internationaux. Ces villes constituent en effet les autres pôles du pays hôte qu'est la Suisse.

Dans son deuxième rapport annuel sur les activités de la Genève internationale, la Confédération rend donc justice à cette réalité déjà ancienne.

«C'est le parlement fédéral qui en a fait la demande explicite, lors de la présentation du premier rapport l'année passée», précise l'ambassadeur Erwin Hofer, responsable des OI aux Affaires étrangères (DFAE).

Mais le gouvernement ne veut pas en rester à ce constat. Berne cherche en effet à mieux organiser l'ensemble de cette capacité d'accueil.

Il s'agit, en premier lieu, de contrer la concurrence des autres villes qui, dans le monde, cherchent également à attirer des organisations mondiales ou des conférences de grande envergure.

Le rapport cite les cas de Montréal, de La Haye, de Bonn et de Lyon. Des villes qui, pour détrôner Genève ou Lausanne, se livrent à une surenchère de plus en plus coûteuse.

«Avec Lyon, nous aimerions développer des synergies basées sur un équilibre des intérêts de chacun», précise au passage Erwin Hofer.

La stratégie globale que Berne désire mettre en place répond également aux limites atteintes par Genève, que ce soit en capacité hôtelière ou en logement.

Au final, la Confédération aimerait que chacune des villes hôtes se spécialise dans un domaine. Genève gardera son rôle de leader en la matière. Mais Berne souhaite un développement sur l'ensemble de l'arc lémanique, France voisine incluse.

«Il ne s'agit nullement d'imposer des solutions bernoises», tient à préciser Erwin Hofer. Ces prochains mois, le gouvernement va donc prendre langue avec l'ensemble des autorités concernées.

L'idée est de mettre en place un processus de consultation à l'image de celui qui existe entre Genève et la Confédération. Des représentants du gouvernement ont déjà rencontré les élus de la Ville de Berne. Les Lausannois devraient être approchés dans quelques mois, suivi par les Bâlois.

«Suite à ces réunions, conclut Erwin Hofer, nous serons en mesure de dresser un meilleur inventaire des possibilités d'accueil et un cadre plus cohérent pour les développements à venir».

Frédéric Burnand


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