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Gen-Lex: premières passes d'armes

Le WWF Suisse et Pro Natura ont déposé 30 000 signatures en faveur d'un moratoire.

(Keystone)

Alors que le gouvernement approuve l'idée de régler les questions liées au génie génétique par une loi spécifique et que le Conseil des Etats s'apprête à ouvrir le chantier, les organisations écologistes persistent à demander un moratoire de dix ans. Mardi, elles ont déposé 30 000 signatures sur le bureau de la Chambre haute.

Réunies «en un temps record» par le WWF et Pro Natura, ces signatures représentent «un demi-référendum», comme le soulignent fièrement ceux qui les ont collectées. Sans oublier de promettre un référendum complet si leur exigence de moratoire n'est pas satisfaite dans le projet de loi définitif.

Autant dire qu'une seconde votation populaire sur le génie génétique est d'ores et déjà assurée. En effet, avant même que le Conseil des Etats n'empoigne le paquet (il doit le faire au cours de la présente session), sa Commission de la science, de l'éducation et de la culture a rejeté l'idée du moratoire, suivant en cela la proposition du Conseil fédéral.

La Commission en revanche diverge de la position gouvernementale initiale, en ce sens qu'elle souhaite voir le génie génétique régi par une loi spécifique plutôt que par adaptation des lois existantes, comme le proposait le Conseil fédéral dans son premier message.

Mais le gouvernement semble séduit par cette idée et il a fait savoir mardi au président de la dite Commission qu'il n'avait «rien à objecter sur le principe». Selon lui, les deux manières de faire ont leurs avantages et leurs inconvénients et ce sera finalement au Parlement de trancher.

En première instance tout au moins, puisque le WWF et Pro Natura ne lâcheront pas facilement leur os. Au vu du climat passionnel qui règne actuellement autour des questions liées aux organismes génétiquement modifiés, nul doute que Gen-Lex - quelle que soit sa forme - devra affronter le verdict du peuple et des cantons.

Marc-André Miserez


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