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Georg Fischer taille dans le vif

Georg Fischer doit se serrer la ceinture.

(Keystone)

Le groupe industriel schaffhousois dégraisse pour réduire ses surcapacités et rétablir sa rentabilité.

Il supprime un millier d´emplois - dont 85 en Suisse -, ferme plusieurs usines et vend une dizaine d´activités, immeubles ou participations.

Ensemble, ces mesures doivent permettre d´améliorer le résultat opérationnel de 100 millions de francs d´ici à 2005, a expliqué Kurt Stirnemann, mardi à Zurich.

Le président de la direction de Georg Fischer (GF) espère dans le même temps réduire de 300 millions l’endettement qui atteint actuellement 1,1 milliard de francs.

GF n´en maintient pas moins sa stratégie, axée sur la fabrication de composants pour l´industrie des transports, la tuyauterie et les machines-outils. Mais ses capacités seront revues à la baisse et adaptées à la nouvelle donne du marché.

Pour mémoire, le chiffre d’affaires de la société a reculé de 8% à 1,6 milliard de francs pendant le premier semestre 2003.

Agie Charmilles touchée

La restructuration, dont le groupe avait dressé les premiers contours en juillet, n’épargnera pas la filiale Agie Charmilles, active notamment dans la fabrication de machines pour la production de biens de consommation.

Cette entité fermera d´ici à la fin de l´année ses deux usines aux Etats-Unis, qui emploient 100 personnes. La production sera transférée d´outre-Atlantique vers la Suisse et la Chine.

Agie Charmilles licenciera 85 personnes en Suisse au début de l´année prochaine. Dans le détail, entre 30 et 40 emplois passeront à la trappe à Meyrin (Genève) et à Losone (Tessin), et une douzaine à Schaffhouse. Le site de Nidau (Berne) près de Bienne n´est pas touché.

La filiale, qui a essuyé une perte nette de 14,4 millions de francs et un recul de ses ventes de 20% au premier semestre, devrait ainsi voir son résultat opérationnel s´améliorer de 40 à 50 millions d´ici à 2005. Agie Charmilles n’en reste pas moins dans une situation difficile.

A l´étranger surtout

Pour le reste, la Suisse sera épargnée. Sur les 1000 suppressions d´emplois - soit 8% des effectifs totaux du groupe - 400 postes ont été clairement identifiés et ont déjà fait l´objet d´une communication au personnel. Outre la Suisse, ils concernent les Etats-Unis (100 licenciements), l´Allemagne (190) et l´Italie (25).

Pour les 600 autres emplois qui seront supprimés, des discussions sont encore en cours avec les représentants du personnel, mais seul l´étranger sera concerné, a précisé Kurt Stirnemann. Entre 2002 et 2003, le groupe a déjà supprimé plus de 900 emplois.

Le nouveau redimensionnement sera achevé fin 2004. Il s´accompagnera d´une simplification des structures et d´une accélération des procédures de décision, ainsi que d´une rationalisation dans la distribution et les achats.

Ventes

Parallèlement, GF procédera à onze désinvestissements, soit des immeubles, des participations (comme celle dans la firme allemande Coperion) ou des activités qui n´entrent pas dans ses compétences de base.

Ces ventes devraient lui rapporter quelque 150 millions de francs. Parmi les usines fermées figurent celles de Bitterfeld et Singen en Allemagne et le site de Gênes, en Italie.

La restructuration entraînera des charges uniques de 130 millions de francs, dont 110 millions seront affectés aux comptes 2003, qui afficheront ainsi un résultat rouge vif.

En outre, une correction de valeur de 60 millions sera nécessaire suite au rachat de la société allemande Mössner.

Un plan social

Pour renforcer son capital, GF émettra par ailleurs un emprunt convertible de 120 à 150 millions de francs. Les actionnaires devront encore donner leur accord en novembre à la création du capital conditionnel nécessaire à cette opération.

Au final, GF sortira renforcé de ces mesures, estime Kurt Strinemann. «Nous ne pouvions pas simplement attendre que la conjoncture se redresse», a-t-il fait valoir.

Dans un communiqué diffusé mardi, le syndicat FTMH demande la prolongation de deux semaines, à un mois, du délai de consultation sur la réorganisation annoncée. Elle veut en particulier que des alternatives aux licenciements soient examinées. Elle réclame également l’élaboration d’un plan social.

De son côté, le syndicat de l´industrie des machines VSAM se réjouit du fait que Georg Fischer manifeste son attachement au site industriel helvétique, qui ne perdra que 85 emplois. Ainsi, «pour une fois», un transfert de production aura lieu vers la Suisse et non de Suisse vers l´étranger, se félicite l´organisation.

swissinfo et les agences

Faits

Le groupe Georg Fischer réduit ses surcapacités et procédera à 1000 licenciements dont 85 en Suisse, au sein de sa filiale Agie Charmilles.
L’entité Agie Charmilles fermera se deux usines aux Etats-Unis et la production sera rapatriée en Suisse et en Chine.
Au total, le groupe diminuera ses effectifs de 8%.

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