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Go Fly Limited prend pied en Suisse

La guerre commerciale que se livrent les compagnies aériennes britanniques à prix cassés gagne la Suisse. Après Easyjet, c’est Go, la filiale de Bristish Airways, qui s’attaque au marché helvétique.

Ce contenu a été publié le 01 décembre 1999 - 17:51

La guerre commerciale que se livrent les compagnies aériennes britanniques à prix cassés gagne la Suisse. Après Easyjet, c’est Go, la filiale de Bristish Airways, qui s’attaque au marché helvétique.

Dès le 15 décembre, Go Fly Limited va, en effet, desservir une fois par jour la ligne Zurich Londres/Stansted. Et cela pour tenter de répondre à l’offensive lancée sur tous les fronts par Easyjet.

Une offensive limitée. Car Go ne prévoit pas d’ouvrir, pour le moment du moins, de filiale sur le territoire helvétique. Motif? Officiellement, il s’agit de tout faire pour maintenir les tarifs au plus bas. Les réservations se feront donc uniquement par téléphone et par Internet.

Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt une nouvelle preuve de la fragilité de Go Fly: pris par surprise, il y a peine quatre ans, British Airways semble ne pas encore avoir trouvé la réponse au succès jamais démenti du nouveau venu. Le conte de fées du fils d’armateur grec à qui son père donne quelques millions pour démarer une compagnie est devenu le cauchemar de British Airways. Nombreux sont ceux qui ne comprennent toujours pas comment Easyjet a triomphé là où ils avaient été si nombreux à trébucher.

La réponse pourrait en fait être plus simple que prévue, en tous cas selon un analyste de la City, qui estime qu’Easyjet a été la seule compagnie à oser jouer le jeu à fond: pas de billets mais juste une confirmation par téléphone ou par fax, pas d’intermédiaire, pas d’uniformes hors de prix pour l’équipage, pas non plus de repas gratuit à bord, pas même un café.

C’est vrai qu’il fallait oser. British Airways a mis du temps à le comprendre. Et, comble du paradoxe, le géant britannique se voit tout à coup contraint de copier le petit poucet Easyjet pour ne pas risquer de perdre ses parts de marché.

François Vinsot

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