Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Grève d'avertissement chez AOM-Air Liberté

Le personnel français d'AOM-Air Liberté a durci le ton.

(Keystone)

Les salariés des compagnies aériennes AOM-Air Liberté, les deux filiales françaises déficitaires de SAirGroup, se sont mis en grève mercredi. Swissair a été critiquée. Mais, c'est surtout, Ernest-Antoine Seillière, actionnaire majoritaire d'AOM-Air Liberté, qui est montré du doigt.

La manifestation est partie mercredi après-midi de la Place du Trocadéro à Paris. Elle est à la mesure des craintes du personnel d'AOM-Air Liberté. Selon les syndicats, 1500 emplois pourraient passer à la trappe.

Le personnel des deux compagnies ne veut pas du plan concocté par Marc Rochet. Le projet du patron d'AOM-Air Liberté vise à réduire de 25% d'ici à novembre l'activité de ce qui reste du pôle.

Les syndicats demandent qu'Ernest-Antoine Seillière, patron des patrons français et actionnaire majoritaire d'AOM-Air Liberté, prenne ses responsabilités. Mais l'homme d'affaires ne veut pas porter le chapeau de la déconfiture des filiales de Swissair.

Pour Ernest-Antoine Seillière, les syndicats doivent s'adresser prioritairement à la direction de SAirGroup, actionnaire minoritaire certes, mais seul maître d'œuvre de la stratégie du pôle.

Convaincu que Swissair annoncera le 25 avril lors de son assemblée générale son désengagement total d'AOM-Air Liberté, le personnel français a donc durci le ton.

Durant la journée, le trafic a été très perturbé. L'immense majorité des vols nationaux ont été purement et simplement annulés. Seules quelques correspondances en partance ou en direction de Nice, Toulon et Perpignan ont été assurées.

Mais tous les vols d'AOM-Air Liberté long-courriers ont été maintenus qu'il s'agisse de Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Cayenne ou de la Réunion.

Cette grève ne concernait pas la troisième compagnie française de SAirGroup, Air Littoral, pourtant proche du dépôt de bilan depuis que Swissair lui a coupé les vivres début avril.

La direction zurichoise ne veut plus débourser 80 millions de francs par mois pour ses participations dans AOM, Air Littoral et Air Liberté, toutes trois responsables des résultats calamiteux de SAirGroup: 2,8 milliards de francs de déficit en 2000.

Jacques Allaman, Paris


Liens

×