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Greenpeace barre la route au convoi de déchets nucléaires

Greenpeace a déjà bloqué la route aux convois de Muehleberg, comme ici en 1997.

(Keystone Archive)

Les camions ont quitté la centrale de Muehleberg, dans le canton de Berne, à destination du centre de retraitement de Sellafield, au Royaume-Uni. Ils ont été stoppés par des militants de Greenpeace, mardi matin près de Fleurier (NE).

Dès 08.10 heures, une douzaine de militants de Greenpeace ont en effet barré la route cantonale Fleurier-Les Verrières à l'aide de deux anciens camions militaires.

«Ils ont vidé l'air du système de frein afin que les véhicules ne puissent pas être déplacés», a précisé André Duvillard, porte-parole de la police cantonale neuchâteloise.

Le trafic a été perturbé et une déviation a été mise en place. Quant aux camions transportant les déchets, ils ont rebroussé chemin et ont pris une autre route en direction de la France.

Peu après 11.00 heures, le convoi s'est présenté à la douane du Col France, près du Locle (NE). Juste avant qu'il ne passe la frontière, d'autres militants de Greenpeace ont à nouveau tenté sans succès de stopper les camions en se mettant en travers de la route.

Cela fait plus d'une année que la Suisse n'a pas acheminé de déchets à Sellafield. Les transports de combustibles irradiés ont en effet été suspendus entre mars 2000 et avril 2001 par la Division principale de la sécurité des installations nucléaires (HSK), après que les autorités anglaises ont mis en doute la sécurité de leurs insallations.

Ces convois doivent arriver en Grande-Bretagne dans environ une semaine. Sept autres transports sont prévus dans les prochains mois. Au total, plus de 125 tonnes de déchets nucléaires vont ainsi être acheminés.

Selon les Forces motrices bernoises (FMB), responsables du convoi, de tels transports, également effectués par l'Allemagne et les Pays-Bas, ne représentent aucun risque.

Les mesures de sécurité supplémentaires, qui ont fait leurs preuves l'année dernière, seront toutefois appliquées afin d'éviter tout risque de contamination.

Les autorités de surveillance de la Confédération ont également contrôlé sur place la sûreté des installations de retraitement de Sellafield. Grâce au retraitement, la matière fissile encore utilisable issue de la centrale de Muehleberg pourra être réaffectée à la production d'énergie.

swissinfo avec les agences


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