Guitares, goudron et tequila

Keystone Archive

Le 13 juillet, la tournée des Eagles passe par le Hallenstadion de Zurich. Les Eagles? Eux-mêmes! Reformés, alors que plus personne n'y croyait vraiment... Enfilez vos santiags, et ouvrez grand vos oreilles.

Ce contenu a été publié le 13 juillet 2001 - 22:34

Automne 2000. Sillonnant le sud des Etats-Unis pour l'opération «Swissmobile» de la Radio Suisse Romande et swissinfo, j'ai pris quelques CDs avec moi. Doors. Memphis Horns. ZZ Top. Et Eagles, bien sûr. Car il y a des plaisirs qu'on ne saurait se refuser: par exemple rouler sur une interminable highway, sous le soleil texan, en écoutant «Take It Easy» ou «Desperado»...

Pourtant, la culture cow-boy ne représente pas un sommet, ni à mes yeux, ni à mes oreilles. Mais les Eagles... Evidence des mélodies. Son cristallin des guitares. Richesse des harmonies vocales. Et grain inimitable des voix de Don Henley et Glenn Frey, deux des membres fondateurs.

Il était une fois quatre musiciens qui accompagnaient la chanteuse country Linda Ronstadt. Le guitariste Glenn Frey, le batteur Don Henley, le guitariste Bernie Leadon (ex-Flying Burrito Brothers) et le bassiste Randy Meisner (ex-Poco). Idée géniale du manager de la dame: et si les quatre musiciens en question formaient leur propre groupe? Les Eagles étaient nés.

1972, 1er album, sobrement intitulé «Eagles» et produit par Glyn Johns, qui oeuvra pour les Beatles, les Rolling Stones et Led Zeppelin. On peut trouver plus mauvaises références. Après l'arrivée d'un 3e guitariste, Don Felder, les albums vont s'enchaîner: «Desperado» (1973), «On The Border» (1974), «One Of These Nights» (1975) et... «Hotel California» (1976). En quatre ans, cinq albums et un tube géant, les Eagles sont devenus un groupe au succès planétaire. «On a dark desert highway, cool wind in my hair...»

En 1979, leur 6e album, «The Long Run», ne parviendra pas à égaler le succès du précédent. Après une tournée d'adieu et un double-live en guise de souvenir, le groupe se sépare. Les deux membres originels restant, Henley et Frey, feront chacun de leur côté de très honorables carrières solo.

Mais les chansons des Eagles ne tomberont pas dans l'oubli pour autant: leur «Greatest Hits» fait partie des meilleures ventes d'album de tous les temps aux USA, devançant même «Thriller» de Michael Jackson...

En 94, les Eagles avaient déjà fait une ébauche de come-back: nouvelle compilation, deux concerts à Aspen, Colorado, et dans la foulée, la publication de «Hell Freezes Over», un album live qui offrait une relecture très acoustique de leurs chansons, avec quatre inédits à la clé. Mais c'était un peu court.

En 2001, c'est une véritable tournée, européenne et américaine, qui a été mise sur pied, avec Don Henley, Glen Frey, Joe Walsh et Timothy B. Schmit. Précédée d'un «best of» de plus, elle devrait être suivie d'un véritable nouvel album à la fin de l'année. Peut-être...

Bernard Léchot

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