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Hans-Jürg Fehr prend la barre du Parti socialiste

Le nouveau président du PS est un rassembleur.

(Keystone)

La principale formation de la gauche suisse a un nouveau dirigeant. Le député Hans-Jürg Fehr succède à la charismatique Christiane Brunner.

Sa mission: faire face au glissement à droite survenu dans la politique suisse depuis les élections fédérales d’octobre.

Plus de 1700 représentants des sections locales du Parti socialiste suisse (PSS) se sont retrouvés samedi au Palais des congrès de Bâle pour élire la nouvelle direction et pour débattre des grandes lignes que le parti devra suivre.

Les mots d’ordre issus des débats sont clairs: défense de l’Etat social, de l’égalité des chances pour tous et du service public.

L’élection du nouveau président du PSS a constitué le plat de résistance de ce congrès extraordinaire. La présidente Christiane Brunner, une syndicaliste de premier plan qui a participé à de nombreuses batailles politiques au cours des dernières décennies, s’est en effet retirée.

Depuis quelque temps, ce n’était un secret pour personne: la Genevoise était fatiguée de combattre en première ligne. Après avoir remis de l’ordre au sein du secrétariat central du PSS, rétabli les finances et apaisé les animosités nées durant la présidence agitée d’Ursula Koch, Christiane Brunner laisse désormais la place à des forces nouvelles.

Le résultat du vote – ouvert jusqu’à la dernière minute – a été influencé par les interventions des deux candidats.

D’un côté, le vice-président sortant, le député Hans-Jürg Fehr, historien et éditorialiste confirmé. De l’autre, Werner Marti, juriste, ancien membre du gouvernement du canton de Glaris, ex-«Monsieur Prix» et également député à la Chambre basse.

Une situation plus difficile

«Pour la gauche, la situation au Parlement est devenue plus difficile qu’avant», a affirmé l’ancien président et figure charismatique du socialisme suisse Helmut Hubacher en ouverture de congrès.

En effet, malgré le fait que le PSS a accru le nombre de ses sièges lors des élections fédérales du 19 octobre, la véritable victoire politique est revenue à la droite. Plus précisément à l’Union démocratique du centre (UDC / droite dure) qui, après des années de lutte, a réussi à supplanter le PSS comme première formation politique du pays.

De plus, lors de l’élection du gouvernement du 10 décembre dernier, la difficile position de la gauche s’est révélée dans toute son ampleur. Certes, les deux ministres socialistes ont été réélus avec brio. Mais l’entrée du radical (droite) Hans-Rudolf Merz et de l’UDC Christoph Blocher au gouvernement ont marqué un sérieux coup de barre à droite.

Gouverner ou s’opposer?

Les intervenants ont confirmé qu’il existe des différences de vue au sein du PSS. La gauche syndicaliste et les Romands ont lancé des appels en faveur d’une offensive contre la droite. Les jeunes socialistes veulent même que le parti quitte le gouvernement.

Les représentants de la Suisse alémanique, traditionnellement plus proche d’une social-démocratie modérée, ont en revanche soutenu le principe d’une participation au gouvernement. L’ouverture aux positions modérées ne doit pas être un tabou, mais le choix du moindre mal.

Pour montrer la volonté d’intégrer ces différentes tendances, les délégués ont doté le parti de deux vice-présidents au profil différent: le syndicaliste et député vaudois Pierre-Yves Maillard et la députée bernoise Ursula Wyss.

Avec ce choix, le PSS se veut donc à gauche, mais pas dans l’opposition. Ce sera donc le cap choisi pour affronter les prochains mois de la vie politique suisse.

swissinfo, Daniele Papacella
(traduction: Olivier Pauchard)

Faits

Hans-Jürg Fehr devient le 25ème président du Parti socialiste suisse depuis sa création en 1888

Le conseiller national schaffhousois a été préféré à Werner Marti par 531 voix contre 360

Agé de 56 ans, historien et éditorialiste confirmé, le successeur de Christiane Brunner était déjà vice-président du parti

Ses qualités de bon gestionnaire, rassembleur et au fait de ses dossiers, ont joué en sa faveur

Celui qui se voit davantage comme un «coach» que comme un chef charismatique devrait incarner la continuité à la tête du parti

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