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Hausse de la pauvreté dans les villes suisses

Dans les villes suisses, les enfants sont les premières victimes de la pauvreté.

(Keystone Archive)

Un enfant sur dix vit en dessous du seuil de pauvreté, selon un rapport de l’Initiative des Villes qui se base sur neuf localités.

Globalement, le nombre de personnes dépendantes de l'aide sociale dans les villes suisses a augmenté d’environ 10% en 2003 par rapport à 2002.

L’Initiative des Villes, qui réunit 50 villes suisses, a publié mardi un rapport sur des indicateurs chiffrés concernant neuf localités alémaniques. Aucune n’est épargnée par la forte hausse du nombre de cas traités par l'aide sociale.

Le taux de progression entre 2002 et 2003 se situe en moyenne à 10%. A Schaffhouse, Zurich et Bâle, la hausse dépasse même 15%. A Lucerne, en revanche, elle atteint 4%.

Le nombre d'enfants à la charge de l'aide sociale est inquiétant, avec une proportion de 12,5% à Bâle et de 10,9% à Zurich. C'est deux fois plus que chez les adultes, qui sont 4,3% à toucher des subventions. En moyenne, 87 enfants sur 1’000 vivent dans la pauvreté en Suisse.

L'étude ne porte pas sur la Suisse romande, mais il est clair que la situation n'y est certainement pas meilleure, souligne la députée vaudoise Marianne Huguenin. Le taux de chômage y est nettement supérieur à la moyenne nationale.

Le chômage en cause

Les nouvelles inscriptions à l'aide sociale traduisent la paupérisation actuelle. En 2003, près de 60% des demandes d'aide sociale étaient motivées par le chômage.

Ces chiffres s'expliquent par la mauvaise conjoncture, mais aussi par la réduction de la durée de perception des allocations de chômage. En juillet 2003, le nombre de jours a été abaissé de 520 à 400.

Les personnes les plus exposées à la pauvreté sont celles qui vivent seules, ainsi que les familles monoparentales, observe Michael Hohn, chef des Services sociaux de la Ville de Berne.

Les bénéficiaires de l'aide sociale «de longue durée» (plus de quatre mois) sont également plus nombreux. En 2003, ils représentaient 23,8% des personnes subventionnées.

Investir plutôt qu’économiser

Même la reprise économique qui s'amorce ne semble pas inverser la tendance. Les villes sont frappées de plein fouet d'autant que la Confédération et les cantons ont tendance à faire des économies à leurs dépens, critique l'Initiative des Villes.

«Les économies dans le domaine social sont de fausses économies», estime Marianne Huguenin. La seule manière de réduire durablement les coûts est de viser une réinsertion rapide des bénéficiaires de l'aide sociale.

Pour ce faire, il faut avoir suffisamment de personnel. Un assistant social qui doit s'occuper de 150 cas n'est plus en mesure de conseiller les personnes et de les aider à se réintégrer.

L’Initiative des Villes lance un appel à la Confédération pour qu’elle prenne des mesures. L’organisation s’adresse aussi aux milieux économiques, qui devraient, selon elle, faire un effort pour la réinsertion des personnes en difficulté ou handicapées.

swissinfo et les agences

En bref

- La hausse du nombre de cas traités par l'aide sociale traduit la paupérisation actuelle.

- En 2003, près de 60% des demandes d'aide sociale étaient motivées par le chômage.

- Ces chiffres s'expliquent par la mauvaise conjoncture, mais aussi par la réduction de la durée de perception des allocations de chômage de 520 à 400 jours.

Fin de l'infobox

Faits

Le rapport se base sur neuf localités de Suisse alémanique.
En 2003, le nombre de personnes dépendantes de l’aide sociale a augmenté de 10% environ par rapport à 2002.
Un enfant sur dix vit en dessous du seuil de pauvreté.

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