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Hayek exhorte l'industrie horlogère à innover

Nicolas Hayek (à g.) avec François Thiebaud, président de Tissot, ont fêté les 150 ans de la marque.

(Keystone)

Dans les cinq ans à venir, l'industrie horlogère suisse doit développer de nouveaux produits et investir dans de nouvelles technologies. Faute de quoi elle connaîtra une nouvelle crise.

C'est, du moins, ce que prédit le patron de Swatch Group, Nicolas Hayek.

Malgré le succès rencontré par l'industrie horlogère helvétique depuis une dizaine d'années, les manufacturiers sont mal préparés pour relever les défis de l'avenir.

C'est en tout cas l'opinion de Nicolas Hayek, président du conseil d'administration de Swatch Group, qu'il a exprimée à l'occasion du 150ème anniversaire de Tissot, mercredi au Locle.

L'argent ne fait pas tout

«Au cours des trois dernières années, toute l'industrie horlogère a fait une très grande erreur en ne courant qu'après l'argent, l'argent, l'argent», a déclaré l'intéressé à swissinfo.

«Il n'y a pas eu de production, d'innovation, de nouveaux développements et lorsque j'ai incité les producteurs à innover, tout le monde s'est mis à crier», souligne encore Nicolas Hayek.

Frais retraité de la direction exécutive de Swatch Group, Nicolas Hayek a tenu à marquer le coup.

La querelle sur les ébauches demeure

Ces déclarations répondent à la querelle née entre ETA, le fabricant dominant de mouvements horlogers contrôlé par Swatch Group, et les autres manufactures horlogères.

ETA fabrique des «ébauches» ou mouvements horlogers incomplets.

Il y a quelques mois, la firme a signifié son intention de ne plus vendre de tels composants à d'autres fabricants, suscitant du même coup une levée de boucliers de la part des fabricants qui ne sont pas rattachés au Swatch Group.

«J'ai dit que j'allais arrêter de vendre mes mouvements si les autres manufacturiers n'essaient pas de produire leurs propres mouvements», tempère Nicolas Hayek.

«Sans cela, dit-il, le monde horloger suisse connaîtra les mêmes problèmes que par le passé et s'effondrera».

La Comco poursuit son enquête

A ce sujet, la Commission de la concurrence (Comco) a lancé une enquête au mois de novembre. Son but est de déterminer si, et dans quelle mesure, la décision prise par ETA viole la loi sur les cartels.

Dans l'attente des résultats de son enquête, la Comco a intimé l'ordre à ETA de continuer à livrer ses mouvements.

Sans surprise

Une décision qui n'a pas surpris Nicolas Hayek. «Je m'y attendais. Toute ma vie, j'ai fait bouger les fabricants de montres et c'est la quatrième fois que je connais ce genre de querelles. Mais à la fin tout le monde reconnaît que j'ai raison.»

L'an dernier, Nicolas Hayek a reçu la plus grande distinction honorifique autrichienne en tant que «sauveur de l'industrie horlogère helvétique».

A l'heure actuelle, l'industrie horlogère souffre de la détérioration du moral des consommateurs.

Le franc reste trop cher

Raison pour laquelle l'ancien patron de Swatch Group a une nouvelle fois plaidé en faveur d'un assouplissement de la politique monétaire.

Il a notamment réclamé une intervention de la Banque nationale suisse (BNS) pour faire baisser le franc, suggérant que des efforts supplémentaires pouvaient être faits.

En revanche, l'intéressé s'est refusé à tout commentaire concernant les résultats 2002 de Swatch Group à paraître dans quelques semaines. «Les marchés sont encore ouverts mais ce que je peux vous dire c'est qu'ils sont conformes à nos attentes».

swissinfo, Rob Brookes


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