Hockey: la Suisse exorcise ses vieux démons

L'équipe de Suisse a mis fin à douze ans d’attente face à son rival allemand. Keystone

L’équipe de Ralph Krueger se qualifie pour les quarts de finale à Prague et attend de pied ferme la Slovaquie jeudi soir.

Ce contenu a été publié le 05 mai 2004 - 14:06

Un exploit rendu possible grâce à la première victoire en douze ans sur l’éternel rival allemand dans un championnat du monde.

Pour la cinquième fois en sept ans, la Suisse de Ralph Krueger s’est hissée dans le clan des huit meilleures nations du championnat du monde. Un sacré résultat pour une équipe nationale qui est parvenue à exorciser ses vieux démons en se défaisant, enfin, de son éternel rival allemand.

Avec cette victoire arrachée 1-0, à la force du poignet, grâce à un but de Valentin Wirz, la Suisse aura les honneurs de se frotter jeudi soir à la Slovaquie, championne du monde en 2002 et l’une des principales candidates au titre cette année.

Au-delà de la qualification pour les quarts de finale, la Suisse peut surtout constater tout le chemin accompli depuis trois ans, époque où elle a commencé à s’incliner régulièrement devant l’Allemagne.

Les revers aux Mondiaux 2001 et 2002 avaient pesé lourd dans la balance. «Avec du recul, ces défaites contre l’Allemagne nous ont fait du bien, relève le sélectionneur national Ralph Krueger. Elles nous ont fait prendre conscience de nos limites, surtout au niveau physique.»

Moins techniques, plus costauds

Fort de ce constat, Ralph Krueger a donc modifié ses batteries, musclant progressivement son effectif en faisant appel à des hockeyeurs toujours plus physiques.

Présents en République tchèque, Marc Reichert (Kloten), Valentin Wirz (Fribourg), Thomas Ziegler (Berne), Goran Bezina (Springfield, en American Hockey League) incarnent notamment cette nouvelle vague d’heureux élus sous le maillot à croix blanche: moins techniques, plus costauds.

Toute la phase de préparation s’est inscrite dans cette perspective. «J’ai bâti mon équipe en prévision de ce match contre l’Allemagne, avoue Ralph Krueger. Je me doutais que ce duel serait décisif, il fallait mettre tous les atouts de notre côté.»

Mission accomplie, au terme d’une bataille défensive où la Suisse a joué «à l’allemande», comprenez une tactique hyper-prudente, une prise de risque minimale et, surtout, un formidable gardien en la personne de Martin Gerber.

La Suisse a mis fin à douze ans d’attente face à son rival allemand. Le dernier succès en championnat du monde remontait au 7 mai 1992, déjà à Prague.

Cette année-là, l’équipe emmenée par John Slettvoll s’était hissée jusqu’en demi-finale, créant une véritable sensation. Personne n’en attend autant aujourd’hui des hommes de Ralph Krueger, qui voudront pourtant croire en leurs chances face à la Slovaquie.

«Nous n’aurons strictement rien à perdre, annonce le coach national, bien conscient que la délégation slovaque n’aura qu’un lointain rapport avec celle que la Suisse a renvoyée à ses études le 21 avril dernier, à Bratislava (3-0).

Engagés à Ostrava depuis le début des Mondiaux, les Slovaques ont dégagé une forte impression et n’ont toujours pas connu la moindre défaite...

swissinfo, Jonathan Hirsch à Prague

En bref

- L’équipe suisse de hockey est dirigée depuis 1997 par Ralph Krueger.

- Lors des Mondiaux de Finlande en 2003, la Suisse avait décroché les quarts de finale.

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