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Interdiction ciblée pour protéger les volailles

Dès le 15 octobre, les volailles de certaines zones à risques retrouveront un toit.

(Keystone)

L'élevage de volaille en plein air sera interdit sur une bande de 1 km autour des principaux lacs et cours d'eau du Plateau du 15 octobre au 30 avril.

Le Conseil fédéral a décidé vendredi de cette mesure afin de protéger les oiseaux domestiques de la grippe aviaire.

Le virus H5N1 continue de sévir en Asie du Sud-Est. La situation ne s'est en outre pas améliorée en Russie. Cet hiver, une reprise des foyers autour de la Mer Noire ou en Europe de l'Est n'est pas à exclure. La Suisse n'est dès lors pas à l'abri.

Entre février et mars 2006, 32 cas d'oiseaux sauvages porteurs de la grippe aviaire avaient été diagnostiqués sur territoire helvétique: un sur le lac Léman, tous les autres dans la région du lac de Constance. Fort des expériences faites, le Conseil fédéral (gouvernement) entend donc prendre des mesures ciblées.

Zones à risques

En ligne de mire: les régions où la population d'oiseaux d'eau est la plus nombreuse, à savoir les quatre grands lacs (Léman, Constance, Neuchâtel et Zurich), où 74 % de ces volatiles passent l'hiver, ainsi que les plus petits plans d'eau et les cours d'eau du Plateau. Toutes les réserves naturelles d'importance nationale et internationale sont comprises dans ce territoire.

L'élevage en plein air ainsi que les marchés et expositions de volaille seront interdits dans ces régions à risque. La volaille domestique ne pourra être détenue que dans des poulaillers ou d'autres systèmes de détention fermés. Ces abris devront être pourvus d'un toit étanche et de cloisons latérales empêchant l'intrusion d'oiseaux.

Le vétérinaire cantonal informera les aviculteurs concernés des mesures qui seront régulièrement réévaluées et pourront être renforcées ou levées. Dans de rares cas, il pourra accorder des dérogations pour les oiseaux d'eau ou les autruches et les émeus.

Sont concernés par l'interdiction: les poules, les dindes, les pintades, les perdrix, les paons, les faisans, les cailles, les canards, les oies, les autruches, les émeus et les nandous. Les pigeons, les canaris, les perroquets, les perruches, les pingouins, les flamants roses et les rapaces y échappent.

Les aviculteurs pratiquant l'élevage en plein air et concernés par les mesures décidées par le gouvernement continueront de toucher les paiements directs. Si leur exploitation bénéficie d'un jardin d'hiver, ils pourront continuer à déclarer leurs produits comme «élevés en plein air».

Oies sauvages

La surveillance des oies sauvages continuera pour sa part. Des échantillons seront prélevés cet hiver sur des volatiles vivant sur les lacs de Constance et de Sempach ainsi qu'au Tessin sur les Bolle di Magadino. Autour des lacs de Neuchâtel et du Léman, les oiseaux d'eau abattus dans le cadre de la chasse ordinaire seront aussi échantillonnés.

Dans toute la Suisse et comme l'hiver passé, les oiseaux suspects trouvés morts seront analysés. Enfin, les mesures à la frontière seront maintenues. Les importations en provenance des pays touchés par la grippe aviaire sont interdites et les voyageurs sont informés de leurs devoirs dans les aéroports.

swissinfo et les agences

Faits

Selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a eu 251 cas de grippe aviaire humaine dans 10 pays depuis 2003, et 148 décès ont été enregistrés.
Aucun cas de grippe aviaire humaine n'a été répertorié en Suisse.

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En bref

En Asie du Sud-est, le problème de la grippe aviaire reste aigu. Il est à nouveau apparu en Thaïlande et au Vietnam.

La situation en Russie ne s'est pas améliorée: dans les régions d'Altak, Tomsk, Omsk et Novosibirsk, la grippe aviaire est apparue parmi les populations de volaille d'élevage et d'oiseaux sauvages.

Cet hiver, avec le passage des oiseaux migrateurs, la présence de la maladie dans la région de la Mer Noire et en Europe est probable.

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