Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

J-1, la pression monte sur l'équipe de Suisse

(Keystone)

A quelques heures du match d'ouverture de l'Euro contre la Tchéquie, plusieurs joueurs de l'équipe de Suisse évoquent enfin ouvertement la pression inhérente à la rencontre qu'ils disputeront à Bâle samedi soir.

Le ciel continue de déverser sa 'bile' sur les hauteurs de Feusisberg. Les jours 'mouillés' se suivent et se ressemblent donc pour les joueurs de l'entraîneur Köbi Kuhn depuis leur réunion pour le stage de Lugano et leur arrivée sur les hauteurs du lac de Zurich.

Mais, à quelques encablures du match d'ouverture de l'Euro contre la Tchéquie, c'est dans les ventres et les têtes des joueurs que la tempête fait le plus rage. La pression est plus palpable.

Et ce ne sont pas les déclarations du défenseur Patrick Müller - qui avouait mercredi ne pas se sentir à 100% de ses moyens -, ni les 'aller-retour' incessants de l'entraîneur Köbi Kuhn entre Feusisberg et l'hôpital de Zurich où son épouse est hospitalisée qui apporteront plus de sérénité.

Jeudi, les visages tendus d'Alexander Frei, Ludovic Magnin, Philippe Senderos et Tranquillo Barnetta au moment de répondre aux représentants de la presse (près de 200) en disaient long sur la tension qui habite les acteurs helvétiques de cet Euro.

Pour la première fois, les internationaux à croix blanche admettent subir la pression de l'événement, un constat qu'ils réfutaient depuis des mois.

Un match spécial

«Ce ne peut pas être normal car c'est un match très spécial. Jour après jour, la pression monte. Nous venons d'avoir une séance vidéo relativement longue sur les forces et les faiblesses de notre adversaire du 7 juin et c'est vrai que de visionner ces images fait monter la pression; même si l'équipe est très concentrée», reconnaît le défenseur et vice-capitaine de l'équipe de Suisse Ludovic Magnin.

Blessé mardi dernier à Lugano, le milieu de terrain Tranquillo Barnetta se veut rassurant sur l'état de sa cheville mais reconnaît, lui aussi, être tenaillé par l'enjeu du match de samedi.

«Jouer un match d'ouverture d'un Euro est quelque chose de très spécial, dit-il. Et quand le tournoi se passe dans son propre pays, la dimension est encore supérieure. Nous devrons vraiment faire très attention à ne pas nous laisser 'manger' par la pression du rendez-vous. Nous devons considérer ce match comme un autre.»

«Là ça monte vraiment car on y arrive. Pour ma part, j'ai vraiment hâte d'y être et je pense qu'il en va de même pour le reste de l'équipe et le pays tout entier attend cela depuis très longtemps», estime pour sa part le défenseur d'Arsenal Philippe Senderos.

«Mais il faut prendre cela comme de la bonne pression et pas comme quelque chose de négatif. Nous voulons vraiment faire quelque chose de grand et pour cela nous devons nous concentrer sur nos qualités de groupe. Contre les Tchèques le match sera très physique et il faudra répondre présent.»

Gardien titulaire de l'équipe de Suisse, Diego Benaglio choisi ses mots: «Ce n'est pas tous les jours que l'on dispute un tel match mais nous avons tous nos trucs pour évacuer la pression. Dans de telles situations, écouter de la musique permet de se relâcher au maximum».

Loin de réfuter la pression, le capitaine de l'équipe de Suisse Alexander Frei la revendique ouvertement: «La pression sera énorme samedi et je peut vous certifier que ce match à venir est le plus important de toute ma carrière!»

Le salut dans la simplicité

A n'en pas douter, l'aspect mental va jouer samedi un rôle très important dans la quête d'une éventuelle première victoire suisse dans une phase finale d'un Championnat d'Europe.

Les Tchèques, en plus d'être de redoutables adversaires, possèdent une grande expérience des grands tournois.

«Notre salut passe par la simplicité dans l'appréhension de l'événement et dans notre manière de jouer. Notre force, c'est le groupe et ce n'est qu'ensemble que nous trouverons la bonne 'trouille' qui nous permettra d'évoluer à 120%», conclut Michel Pont.

En fond sonore aux propos de l'entraîneur assistant de l'équipe de Suisse, quelques cloches accrochées au cou des vaches qui paissent paisiblement dans un champ voisin de l'hôtel schwytzois de la délégation suisse donnent une tournure plus champêtre au moment.

Les charmants bovidés n'ont d'ailleurs pas l'air d'être stressés le moins du monde. Eux!

swissinfo, Mathias Froidevaux à Feusisberg

Barnetta et Müller sur pieds

Encore incertains il y a deux jours, le milieu de terrain Tranquillo Barnetta et le défenseur Patrick Müller sont désormais aptes à jouer, a annoncé jeudi le staff médical de l'équipe nationale.

«Je me sens frais, a expliqué Barnetta en conférence de presse. Je n'ai pas joué depuis deux semaines et, d'un côté, cela peut être un avantage à la fin d'une saison très longue.»

Quant à Patrick Müller, qui estimait assez incertaines ses chances de participer au match d'ouverture, il doit encore s'entretenir avec son sélectionneur Köbi Kuhn.

«Il s'entraîne dur, il a joué les deux derniers matches avec moi. Cela dépend du coach mais je pense qu'il sera là», a déclaré à son sujet le défenseur Philippe Senderos.

Fin de l'infobox

Du côté des arbitres

C'est l'arbitre italien Roberto Rosetti qui a été désigné pour diriger le match d'ouverture de l'EURO 2008 entre la Suisse et la République tchèque samedi à Bâle, a annoncé l'UEFA.

L'Italien de 40 ans, directeur d'hôpital, a notamment dirigé la demi-finale retour de Ligue des champions entre Chelsea et Liverpool cette saison et le huitième de finale entre la France et l'Espagne à la Coupe du monde 2006.

L'arbitre suisse Massimo Busacca sifflera, quant à lui, la rencontre qui opposera la Grèce à la Suède le 10 juin à Innsbruck.

Fin de l'infobox


Liens

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×