Jecker signe son plus beau succès au Portugal

Fabian Jecker, un sourire de vainqueur. Keystone Archive

Le Bâlois Fabian Jecker a remporté mercredi le Tour du Portugal. Il s'agit là de la plus belle victoire de sa carrière. Avec trois victoires d'étape, dont les deux contre-la-montre, le Suisse a littéralement survolé l'épreuve portugaise.

Ce contenu a été publié le 15 août 2001 - 20:42

En remportant la dernière étape (un contre-la-montre de 26 kilomètres) à Maia, Fabian Jecker s'est adjugé définitivement le 63e Tour du Portugal. Le Bâlois devient ainsi le 6e étranger à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve créée en 1927.

Le Belge Antoine Houbrechts était le premier non-portugais à inscrire son nom au livre d'or. L'Espagnol Jesus Manzaneque (1973), le Britannique Cayn Theakston (1988), l'Italien Marco Serpellini (1998) et l'Espagnol David Plazza (1999) précèdent le Suisse qui porte ainsi à 14 le nombre de ses victoires en 11 ans de professionnalisme.

Jecker nerveux

«J'étais très nerveux au départ de ce contre-la-montre», a déclaré Jecker à sa descente de vélo. «Mais mes bons temps de passage aux pointages intermédiaires m'ont encouragé. Et sur la fin, mon seul objectif était de gagner le course».

Originaire de Fullinstorf, Jecker fêtera ses 33 ans le 28 novembre prochain. Passé professionnel en 1991 dans les rangs de l'équipe «Helvetia», dirigé par Paul Koechli, il quitte la formation suisse deux ans plus tard pour tenter sa chance en France, chez «Castorama». Il reste deux ans sous la direction de Cyrille Guimard avant de passer chez «Festina».

De Festina chez Maia-Milaneza-MSS

Non-sélectionné par Bruno Roussel pour le Tour de France 1998, il passe à travers «l'affaire Festina». L'année suivante, il accepte un contrat revu à la baisse proposé par la nouvelle équipe dirigeante du manufacturier horloger andorran. Athlète plutôt frondeur, pas très collectif, il quitte «Festina» à la fin de la saison passée pour le Portugal.

Manuel Zeferino, directeur sportif de «Maia-Milaneza-MSS», l'une des douze équipes professionnelles portugaises lui offre de le rejoindre. Il y retrouve le Fribourgeois Benoît Volery qui mettra un terme à sa carrière en cours de saison. Sa nouvelle formation est l'une des cinq équipes de deuxième division d'un cyclisme portugais qui a tendance à vivre en vase clos. Les sept autres formations roulent en troisième division.

Le film de la course

Ce succès portugais est probablement l'un des plus importants de sa carrière. Il ne faut toutefois pas occulter le Tour de Galice (1992), une victoire d'étape lors du Critérium du Dauphiné (Chambéry/1995) et ses trois succès au trophée des grimpeurs à Montjuich (96, 98, 2000). De solides références.

La première pierre de sa victoire au Tour du Portugal, le Bâlois la posée au soir de la 8e étape. Un contre-la-montre en côte de 22,5 kilomètres entre Manteigas et Piornos, à 1600 mètres d'altitude.

Après s'être emparé du maillot jaune de leader, Fabian Jecker s'est encore imposé lors de la 12e étape à Lordelo. Enfin, mercredi, il a dominé le dernier contre-la-montre de 26 kilomètres. Devançant au passage de 14'' le spécialiste tchèque Jan Hruska, vainqueur de deux étapes du Tour d'Italie.

Pour sa part, l'Espagnol Juan Mercado, encore deuxième au classement général avant l'étape dite de vérité, il a véritablement explosé. Parti deux minutes devant le Bâlois, il s'est fait rejoindre.

Un succès total

Le succès de Fabian Jecker est total. Il s'impose au classement général, mais il est également vainqueur du Grand Prix de la montagne. De plus sa formation «Maia-Milaneza» s'impose au classement général par équipes devant «Banesto».

Enfin le Bâlois laisse derrière lui des coureurs tels le Russe Zintchenko, l'Italien Commesso, le Colombien Parra, le Tchèque Hruska, le Russe Konyschev, les Italiens Fincato et Petito ou encore l'Espagnol Mauri, vainqueur du Tour d'Espagne en 1991.

Pierre-Henri Bonvin

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