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Le directeur général d'UBS Sergio Ermotti (à gauche) a rencontré le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann (à droite) lors d'un déjeuner.

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Johann Schneider-Ammann a multiplié les rencontres économiques et politiques mercredi au Forum économique mondial (WEF) de Davos (GR). Points forts de la journée, la bureaucratie et les relations avec Bruxelles.

Le conseiller fédéral tire un bilan positif de son deuxième jour au WEF. "La journée a été intensive mais productive", a-t-il expliqué mercredi soir, à l'occasion d'un point-presse.

Le matin, il a convié une douzaine de dirigeants d'entreprises à un petit déjeuner. Le directeur d'UBS Sergio Ermotti et celui de Zurich Insurance Mario Greco étaient de la partie. Des représentants de Novartis, de Swiss, d'ABB et de Schindler étaient également présents.

La rencontre a débuté à 8h00. Mais pour beaucoup il s'agissait du deuxième petit déjeuner de la journée, a poursuivi le Bernois. La discussion a donc pris le dessus sur l'envie de manger.

Flexibilité et temps de travail

Le dialogue a notamment porté sur la numérisation de l'économie et les bilatérales, chères au monde économique. Les patrons présents ont également contesté les coûts supplémentaires que la bureaucratie entraîne et susceptibles de nuire à la compétitivité.

A ce sujet, le chef du département de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a cité l'exemple de l'enregistrement du temps de travail. Il a affirmé que l'on pourrait simplifier cette exigence réglementaire, sans entraver la santé des employés. "Nous avons besoin d'ajuster cette loi aux temps modernes, à savoir la flexibilisation du temps de travail", a-t-il précisé.

RIE III

La votation sur la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) était aussi au coeur des discussions. "Aidez-nous à remporter ce vote", a dit le conseiller fédéral aux directeurs de sociétés présents. Cette réforme devrait assurer la sécurité juridique du pays, chose la plus importante, à ses yeux.

A la question de savoir que faire en cas de "non" du peuple le 12 février, le conseiller fédéral n'a pas répondu. Il ne veut en effet pas donner l'impression que cette votation est en danger.

Le responsable du DEFR a ensuite rencontré la ministre du commerce et de l'industrie indienne, Nirmala Sitharaman, et le ministre de l'économie malaisien, Mustapa Mohamed.

Enorme marché

Le Bernois a enfin échangé avec trois commissaires européens, Günther Oettinger, Carlos Moedas et Frans Timmermans, qui est également premier vice-président de l'exécutif européen. Il a souligné la bonne atmosphère de ces discussions.

La Suisse a réintégré le programme de recherche européen "Horizon 2020". Sur le plan des relations entre l'Union européenne (UE) et Berne, la situation est moins tendue que l'année passée.

Le conseiller fédéral a notamment évoqué avec Günther Oettinger la problématique de la numérisation de l'économie et le Brexit. Vu que la question de la sortie du Royaume-Uni de l'UE n'est pas réglée, cela laisse plus de temps à la Suisse pour régler ses questions institutionnelles avec Bruxelles.

Ces prochains jours, Johann Schneider-Ammann rencontrera le ministre britannique du commerce international, Liam Fox. Il s'entretiendra également avec des représentants du Mercosur. Il s'agit du marché commun incluant le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela, un marché que le Bernois a, d'ailleurs, qualifié d'"énorme".

Ces rencontres se réalisent en prévision de l'ouverture de négociations sur un accord de libre-échange entre l'AELE et le Mercosur.

ATS