Kloten: le ciel entre la Suisse et l'Allemagne reste bouché

Le trafic nocturne au-dessus de Zurich sera interdit en fin de semaine et les jours fériés de 20h à 9h. Keystone

Réunies deux jours à Berlin, les délégations suisse et allemande ne sont pas parvenues à ficeler l'accord qui doit réglementer le nombre de vols aériens sur le sud de l'Allemagne. Un nouveau round aura lieu les 25 et 26 juillet prochains à Berne.

Ce contenu a été publié le 18 juillet 2001 - 20:38

Rien ou presque n'a filtré de ces intenses discussions. «Les négociations se poursuivent, c'est pourquoi nous ne pouvons pas en dire plus», a déclaré en s'excusant le chef de la délégation suisse André Auer, directeur de l'Office fédéral de l'aviation civile.

L'essentiel est acquis

En revanche, une chose est sûre: les principaux points sur lesquels le conseiller fédéral Moritz Leuenberger et son homologue allemand Kurt Bodewig s'étaient mis d'accord le 23 avril dernier ne sont pas remis en question.

Afin de réduire les nuisances du trafic aérien sur le sud de l'Allemagne, le nombre de vols annuels passera de 140 000 à 100 000, un nombre obtenu à l'arraché par Moritz Leuenberger alors que les Allemands exigeaient 80 000.

Le trafic nocturne sera interdit en fin de semaine et les jours fériés de 20h à 9h; durant la semaine, aucun avion ne devra survoler le territoire allemand de 22h à 6h. Des deux côtés de la table des négociations, on insiste sur la complexité de la matière.

Un régime d'exception

Il serait impensable, par exemple, de refuser l'atterrissage par le nord à un avion contraint de se poser pour cause de mauvais temps. Pour des raisons de sécurité, et même pendant la nuit, l'appareil doit pouvoir se poser.

Les négociateurs suisses essayent de faire en sorte que l'aéroport de Kloten échappe aux fortes taxations que l'Allemagne veut lui imposer en cas de transgression de l'accord.

S'achemine-t-on vers un régime d'exception? C'est ce que laisse entendre la délégation suisse qui, vraisemblablement, n'a pas dit son dernier mot. Du côté allemand, on est conscient de ces difficultés et on ne veut pas non plus étrangler Kloten. Les négociateurs ont jusqu'à fin août pour finaliser l'accord; il leur reste environ 5% des textes à régler.

Germaine Müller, Berlin

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