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Kloten: les atterrissages par le sud ont commencé

Dix-sept appareils ont atteri par le sud jeudi matin à Kloten.

(Keystone Archive)

Le premier avion à atterrir par le sud s'est posé jeudi matin à l'aube sur le tarmac de l'aéroport de Zurich-Kloten.

L'appareil, aux couleurs de la compagnie Swiss, a été accueilli par les quolibets de riverains du nouveau couloir d'approche.

Le premier avion à atterrir par le sud s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Zurich-Kloten, jeudi à 6h10. Seize autres appareils l’ont suivi jusqu’à 6h56. «Il n'y a eu aucun problème», précise Patrick Herr, le porte-parole de Skyguide.

La société de contrôle aérienne suisse vient de passer des mois éprouvants en raison du conflit helvético-allemand sur la répartition du bruit généré par l’aéroport de Kloten.

Les atterrissages par le sud sont désormais nécessaires pour éviter le survol du sud de l'Allemagne le matin tôt, le soir ainsi que la nuit (de 21 à 7 heures pendant la semaine et de 20 à 9 heures le week-end et les jours fériés). Lors des heures d'interdiction du soir, les atterrissages se font par l'est.

Ces restrictions ont été imposées par l'Allemagne suite au rejet d’un accord étatique aérien bilatéral par le Parlement suisse le printemps dernier.

Ce régime de vol est en principe provisoire. Une procédure de médiation doit commencer au début de l'an prochain pour trouver une solution définitive, équitable et acceptable pour tous.

Y seront associés la Confédération, l'aéroport, le canton de Zurich de même que les cantons voisins et les communes concernées.

Riverains suisses mobilisés

Reste que les riverains suisses du sud de l'aéroport ont manifesté de manière symbolique leur mécontentement quant aux nuisances sonores que leur infligent ces atterrissages.

Jeudi à l’aube, ils se sont mobilisés à cinq endroits particulièrement exposés dans le couloir d'approche afin d'«empêcher» le premier atterrissage. A Gockhausen par exemple, 500 habitants du village se sont rassemblés pour partager café et croissants éclairés par des flambeaux.

Quand le premier appareil – aux couleurs de Swiss - a survolé l'assemblée à environ 300 mètres, les insultes et les sifflets ont fusé en sa direction. Mais le seul acte visible du sol était constitué par un ballon captif jaune plafonnant à environ 30 mètres, soit bien en dessous des normes légales.

L'association «Flugschneise Süd» qui organisait l'action «Alerte aux avions», a toutefois prévenu Skyguide que des ballons avaient été hissés «à une très forte altitude», avant de préciser qu'ils avaient été descendus.

Pour l'anecdote, un pilote qui n'avait pas ses cartes pour atterrir par le sud a dû patienter jusqu'à 7h00 pour pouvoir poser son appareil par le nord.

swissinfo avec les agences

En bref

- En 1984, Suisses et Allemands concluent un accord administratif qui prévoit une répartition équitable des nuisances sonores entre Allemands et Suisses.

- En 2001, un accord étatique avec l’Allemagne est conclu. Il prévoit de plafonner le nombre de survols à 100'000 après un délai de transition.

- En mars 2003, le Parlement suisse rejette l’accord.

- Les Allemands édictent un nouveau règlement qui entre en vigueur le 17 avril 2003. Le survol du territoire allemand est interdit de 21 à 7 heures pendant la semaine et de 20 à 9 heures le week-end et les jours fériés.

- Entre-temps, le nombre de survols autorisés a été réduit de 150'000 à 110'000.

- Prévu pour le 10 juillet, un nouveau tour de vis (diminution des exceptions possibles) est repoussé au 30 octobre.

- C’est également la date de la mise en service de la piste 34 pour des atterrissages par le sud.

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