L’ONU dénonce des violations après le coup d’Etat en Guinée-Bissau
L'ONU dénonce des violations des droits humains après le coup d'Etat de mercredi en Guinée-Bissau. Vendredi à Genève, le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a demandé aux autorités militaires d'honorer leurs obligations internationales.
(Keystone-ATS) Au moins 18 personnes ont été détenues arbitrairement, affirme le Haut-Commissariat. Parmi elles figurent des membres du gouvernement et de l’opposition, de même que des responsables judiciaires. La plupart sont retenues sans que leurs proches ne puissent savoir où ils se trouvent.
«Je suis très alarmé», a affirmé l’Autrichien. Il demande aux autorités la libération «immédiate» et «sans conditions» des personnes détenues. Mercredi et jeudi, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux avait notamment été coupé. Le coup d’Etat a été mené, alors que les élections générales avaient eu lieu dans le pays.
Le Haut commissaire est également inquiet des indications selon lesquelles les forces de sécurité sont responsables d’un recours excessif à la force pour réprimer les manifestations à Bissau. Il demande que les libertés fondamentales soient garanties.
Avant lui, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait condamné le coup d’Etat et enjoint aux autorités militaires de rétablir immédiatement l’ordre constitutionnel. Le Haut commissaire est préoccupé par la décision des militaires de suspendre le dispositif électoral.