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L'économie suisse amorce un redressement

Les exportations, également via le port de Bâle, ont participé à l'amélioration du PIB suisse.

(picswiss.ch)

L'économie suisse a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2003, après trois trimestres consécutifs de recul.

Le produit intérieur brut (PIB) réel a ainsi progressé de 1% par rapport aux trois mois précédents.

La performance est conforme aux attentes des économistes. Néanmoins, en rythme annuel - soit l´addition des quatre trimestres précédents - le PIB s´affiche toujours dans le rouge avec une croissance négative de 0,6%, a indiqué jeudi le Secrétariat d´Etat à l´économie (seco).

Principale composante des dépenses (avec 60 % du total), la consommation des ménages privés s´est maintenue durant le troisième trimestre. Elle a même augmenté de 1,5% par rapport à la période avril-juin dans les secteurs de l’alimentation, des boissons et du tabac.

Le domaine de la santé y participe également, avec une avancée «pratiquement constante», explique le seco. L’organe fédéral se félicite surtout de l’origine de cette progression.

L´Etat bien présent

Elle se fonde en effet sur une hausse des investissements des entreprises et une reprise de l’emploi, découlant notamment d’une légère baisse du franc et de l’essor de la conjoncture mondiale.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estimait, mardi dans ses perspectives économiques, que la Suisse ne connaîtra pas de véritable reflux du chômage avant le second semestre 2004.

En revanche, la propension à la consommation des Suisses a diminué dans le domaine de l´habillement et des chaussures ainsi que dans celui des meubles.

Quant à la consommation de l´Etat, elle s´est accrue de 3,1% pendant le trimestre sous revue. Une preuve que les collectivités publiques tentent également de soutenir l’économie en dépit de la morosité conjoncturelle ambiante.

Statu quo sur les taux

Pour stimuler la croissance, l'OCDE prône la décartellisation de l'économie suisse. Sans relâcher pour autant la politique budgétaire. «Ce ne serait ni souhaitable, ni efficace pour stimuler l'activité», déplore l'OCDE.

Du côté des taux d'intérêt, aucun changement n'est envisagé à court terme. Du moins aussi longtemps que la relance ne s'installe pas solidement.

«La BNS ne relèvera probablement pas ses taux avant juin 2004», estime Bernard Lambert. «A moins qu'un choc externe ne survienne ou que l'on assiste à un emballement de la reprise», poursuit l'économiste de la Banque Pictet à Genève.

La seule incertitude pourrait venir des marchés des changes, eu égard à l'importance de l'industrie d'exportation pour l'économie suisse.

Dans ce contexte, l'institut d'émission pourrait de compenser la baisse du dollar par un nouvel affaiblissement du franc vis-à-vis de l'euro.


swissinfo et les agences

En bref

- En termes réels, le PIB suisse a augmenté de 1% par rapport au trimestre précédent.

- Avec une croissance de 1,5%, la consommation des ménages s'est maintenue au troisième trimestre 2003.

- Les exportations de biens et services en termes réels ont progressé de 5,2% entre juillet et septembre.

- Toujours au troisième trimestre, l'indice des prix du PIB a augmenté de 0,6%. Le renchérissement se situe à 0,8% pour la consommation privée et 0,2% pour la consommation publique.

- Le PIB mesure la production réalisée en Suisse, attribuable à des facteurs résidants et non résidants. Les revenus perçus par des acteurs résidants hors des frontières sont exclus de cet indicateur.

- Il est considéré comme la grandeur la plus significative de la performance d'une économie. Toutefois, sa progression n'est pas synonyme d'augmentation du niveau de vie et du bien-être de la population.

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