L'évasion fiscale est aussi un problème pour le Sud

Les pays en voie de développement doivent bénéficier de la même entraide en matière d'évasion fiscale que les grandes puissances. C'est ce qu'ont demandé mardi conjointement plusieurs organisations non gouvernementales qui ont leur siège en Suisse, au Luxembourg ou en Autriche.

Ce contenu a été publié le 16 juin 2009 - 16:10

A l'approche de la conférence ministérielle informelle de l'OCDE sur les questions fiscales le 23 juin à Berlin, Alliance Sud, qui regroupe six organisations de développement, a pointé du doigt la Suisse, l'Autriche ainsi que le Luxembourg pour leur politique fiscale.

Alliance Sud réclame de ce «trio infernal un échange automatique des informations entre les pays et une mise complète et immédiate des standards de l'OCDE en matière d'entraide administrative. Selon les ONG, l'évasion fiscale a de graves conséquences sur les pays pauvres puisqu'elle leur fait perdre trois fois ce qu'ils obtiennent comme aide de la part des pays développés.

D'après des estimations de la Déclaration de Berne, 360 milliards de francs provenant des pays en développement sont placés en Suisse. Si ces fonds étaient «normalement» imposés, ils rapporteraient six milliards de recettes fiscales. A titre de comparaison, la Confédération dépense chaque année deux milliards pour l'aide au développement.

swissinfo.ch et les agences

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