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L''incendie d'un bus qui a fait 17 morts est un acte de vengeance

Ce contenu a été publié le 06 janvier 2016 - 10:23
(Keystone-ATS)

Le suspect de l'incendie d'un bus qui a fait 17 morts mardi dans le nord de la Chine a voulu "se venger", ont déclaré les autorités. Des médias chinois évoquent mercredi le non-paiement de salaires par son employeur.

Un bus avait pris feu soudainement mardi avant l'aube à Yinchuan, la capitale régionale du Ningxia, entraînant la mort de 17 personnes et faisant 33 blessés, selon les dernières annonces officielles.

Le suspect, 33 ans, aurait eu "un différend lié à une dette avec l'entrepreneur" d'un chantier, "cela a provoqué son mécontentement et il a commis un acte extrême pour se venger de la société", d'après un communiqué posté mardi soir sur un compte officiel de microblog de la municipalité de Yinchuan.

Le suspect aurait acheté deux bidons d'essence, puis serait monté dans le bus avant d'enflammer le carburant avec un briquet et de s'enfuir par une fenêtre du véhicule, selon la même source.

Pas payé

Le quotidien Beijing News a diffusé mardi soir les photos d'un homme présenté comme le suspect, assis menotté sur une chaise d'interrogatoire et l'air penaud. Il avait été arrêté mardi après-midi à la suite de quatre heures de négociations avec la police et après avoir menacé de sauter du haut d'un immeuble en construction.

Cet homme aurait accumulé plus de 300'000 yuans (42'600 euros) de dettes en trois ans en tant que sous-traitant du chantier, selon un article du site d'information Sina, effacé peu après sa publication mercredi. L'entrepreneur des travaux aurait refusé de le payer, selon Sina, l'empêchant ainsi de verser leurs salaires aux ouvriers migrants qu'il employait lui-même.

"Lorsque même les droits fondamentaux d'une personne ne sont pas garantis, il a le droit de passer à l'action", aurait déclaré le suspect à des amis sur un réseau social le matin de l'attaque, selon le Quotidien de la Jeunesse de Pékin.

Autres cas

Les réactions de colère prennent parfois des formes extrêmes en Chine, leurs auteurs désirant ainsi attirer sur eux l'attention publique.

En 2013, un homme avait déclenché un incendie dans un bus de Xiamen (est), tuant 47 personnes dont lui-même, après avoir déclaré sur son microblog avoir contacté en vain la police locale 56 fois pour une plainte sur ses indemnités de sécurité sociale.

Le mois suivant, un homme se plaignant de brutalités policières avait commis un attentat avec une bombe artisanale à l'aéroport de Pékin.

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