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L'auteur de l'attaque n'avait pas "donné de signes de sa radicalisation" et toutes les indications confirment la thèse "d'un acte isolé", selon le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner.

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

L'auteur de l'attaque contre un policier sur le parvis de Notre-Dame à Paris avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête. Une vidéo a été retrouvée lors d'une perquisition dans son appartement.

L'agresseur, âgé de 40 ans, a été placé mercredi en garde à vue à l'hôpital, a-t-on appris de même source. Il avait été blessé au thorax par un tir de riposte de la police après avoir crié "c'est pour la Syrie". Il a revendiqué être "un soldat du califat", terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 par l'EI.

L'homme n'avait pas "donné de signes de sa radicalisation" et toutes les indications confirment la thèse "d'un acte isolé", avait déclaré un peu plus tôt mercredi le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, sur la radio RTL.

"Dès les premiers instants de son attaque, les mots qu'il a prononcés ont permis de classer cet attentat parmi les attentats terroristes", a-t-il ajouté. L'assaillant portait des papiers au nom de Farid I., né en Algérie en janvier 1977 et inscrit depuis 2014 comme doctorant en sciences de l'information à l'université de Metz, d'après cette source.

"Aux antipodes" d'un djihadiste

Son directeur de thèse a décrit mercredi auprès de l'AFP un étudiant "aux antipodes" d'un profil djihadiste, qui défendait "les valeurs de la démocratie".

"Le Farid que j'ai connu est aux antipodes de tout ce qu'on décrit", selon Arnaud Mercier. "Il était plutôt occidentalisé, défendait des valeurs de la démocratie, de liberté de la presse", selon ce professeur en sciences de l'information qui explique ne l'avoir "jamais entendu prononcer le moindre mot de haine vis-à-vis de quiconque, il était doux comme un agneau".

"Mon dernier contact a eu lieu en juin 2016. Je lui avais renvoyé un mail en novembre pour le relancer, il n'a pas répondu, ce qui n'était pas dans ses habitudes", précise le professeur.

Cette agression, commise en plein coeur du Paris touristique, s'est produite trois jours après un nouvel attentat au Royaume-Uni, qui a fait sept morts et 48 blessés samedi soir à Londres.

ATS