L'appel à la solidarité de Samuel Schmid

Samuel Schmid a profité de l'ouverture du WEF pour lancer un appel à la solidarité. Keystone

Le président de la Confédération a ouvert le 35e Forum économique mondial en exhortant ses invités à créer des ponts entre riches et pauvres.

Ce contenu a été publié le 26 janvier 2005 - 19:33

Samuel Schmid a demandé aux leaders qui ont fait le voyage de Davos d'œuvrer pour le développement économique, la paix et la justice.

Samuel Schmid s'est ainsi inscrit dans la ligne des organisateurs, qui cette année mettent l'accent sur une approche multisectorielle de l'amélioration de la situation économique de la population mondiale. «La force d'une communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres», a-t-il relevé.

Ce credo apparaît plus fort que jamais avec l'irruption des tsunamis dans les discussions de Davos. Survenue il y a un mois exactement, la catastrophe a rappelé le caractère impérieux d'une «solidarité globale», avait indiqué la semaine passée le WEF se voyant du coup prendre un nouveau départ.

Economie et prospérité



Les propos de Klaus Schwab, fondateur du World Economic Forum, ont donc trouvé un relais en la personne de Samuel Schmid. Le président de la Confédération a parlé de jeter des ponts, afin que le WEF «renforce son statut de plate-forme pluraliste d'échange d'opinions». En un mot, faire progresser l'égalité entre les êtres humains.

Empruntant à Bouddha des paroles sur le rôle de l'esprit dans la création de notre monde, Samuel Schmid a invité les 2250 participants du WEF à travailler à la promotion du développement économique et de la prospérité. Sans oublier la paix, facteur de stabilité, la justice et le sens des responsabilités.

Samuel Schmid se représente à l'avenir un Forum plus ouvert à la «voix des déshérités, des pauvres et des victimes de mauvais traitements. Dans la foulée, il s'est appuyé sur quelques chiffres qui en disent long sur le dénuement de certains.

Décideurs à témoin



Le quart des habitants de la planète, soit 1,5 milliard de personne, doivent ainsi vivre avec moins d'un dollar par jour (1,20 franc). Un autre milliard et demi se contente de deux dollars. Le tout dans un environnement qui ne cesse de se dégrader, avec une raréfaction de l'eau et de l'énergie.

Pour garantir l'impact de son discours, Samuel Schmid a pris à témoin les décideurs présents dans la station grisonne (issus des mondes politique, y compris des ONG, économique, scientifique, culturel et religieux). Outre à opérer une prise de conscience, il les a encouragés à promouvoir une économie forte et des entreprises saines.

Le président de la Confédération a également insisté sur les vertus de l'ordre démocratique et de l'Etat de droit. Reprenant à son compte la thématique du 35e WEF, prendre des responsabilités avec des choix clairs, il a dit espérer que chacun contribuera à créer les bases d'un monde meilleur.

Klaus Schwab inusable



Succédant à Samuel Schmid à la tribune, Klaus Schwab a tenu des propos de la même teneur. L'ancien professeur de l'Université de Genève a rappelé en quoi aussi Davos constituait cette année une réunion du renouveau, en mentionnant les espoirs de paix au Proche-Orient et l'entrée en fonction du nouveau président ukrainien.

swissinfo et les agences

Faits

La 35e édition se tient du 26 au 30 janvier
Le WEF attend plus de 2200 participants en provenance d’une centaine de pays
400 médias, dont 75 de Suisse, couvrent l’événement
Cette édition est placée sous le thème «Assumer des choix difficiles»

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