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L'appel de Jimmy Carter à Washington

L'ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter.

(Keystone Archive)

A une semaine de la signature de l’Initiative de Genève, Jimmy Carter appelle l’administration Bush et Bill Clinton à se joindre à lui pour assister à l’évènement.

Pour l’ancien président des Etats-Unis, l’accord symbolique de paix est en effet l’«apogée» de tous les accords précédents intervenus entre Israéliens et Palestiniens.

Dans un entretien accordé à swissinfo, Jimmy Carter exprime sa «reconnaissance» à la Suisse pour l’Initiative de Genève.

Il appelle aussi l’administration Bush et l’ancien président américain Bill Clinton à apporter leur soutien, en assistant à la signature de l’accord symbolique de paix qui aura lieu lundi prochain dans la Cité de Calvin.

Bill Clinton n’a pas encore répondu à l’invitation de la Suisse et l’administration Bush n’a pas prévu d’envoyer de représentant.

«J’aimerais beaucoup qu’ils soient présents», déclare à swissinfo Jimmy Carter. L’ancien chef d’Etat américain et prix Nobel de la paix 2002 se dit néanmoins «content qu’au moins l’administration Bush n’ait pas condamné l’Initiative de Genève».

L’Initiative ne remplace pas la feuille de route

En début de mois, le secrétaire d’Etat Colin Powell avait adressé une lettre aux deux architectes de l’accord, l’Israélien Yossi Beilin et le Palestinien Yasser Abed Rabbo. Selon l’ambassade des Etats-Unis en Israël, le chef de la diplomatie américaine y jugeait le document «important» et «potentiellement utile».

A Washington, le Département d’Etat souligne cependant que l’Initiative de Genève ne saurait remplacer la «feuille de route», même si ce plan de paix - parrainé par les Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et l’ONU - est dans l’impasse.

«Le fait est que nous avons déjà une initiative, et c’est la feuille de route», indique à swissinfo Greg Sullivan, porte-parole du Département d’Etat pour les questions du Proche-Orient.

M. Sullivan explique par ailleurs que l’Initiative de Genève «n’a pas de statut officiel en ce qui nous concerne et ne représente pas, à ce stade, les points de vue du gouvernement israélien et de l’Autorité palestinienne».

L’analyse de l’ancien président Carter

D’une part, l’ancien président américain se déclare «très découragé et déçu par le manque de progrès» sur le terrain et estime que la «feuille de route» est morte. «C’est le processus par étapes qui a tué la feuille de route», affirme à swissinfo M. Carter.

D’autre part, il voit dans l’Initiative de Genève ce qu’il appelle «l’apogée de tous les accords qui ont été conclus précédemment».

«Ce que l’accord de Genève prévoit est parfaitement et précisément compatible avec l’objectif ultime de la feuille de route et des accords d’Oslo de 1993», poursuit-il.

Un signe très positif et encourageant

L’ambassade de Suisse à Washington se réjouit de la participation à la cérémonie de Jimmy Carter.

Celui-ci reçut le prix Nobel de la paix pour avoir réussi l’une des percées les plus importantes dans la résolution du conflit israélo-palestinien, en amenant l’Israélien Menahem Begin et l’Egyptien Anouar El-Sadate à parapher les accords de Camp David en 1978.

«C’est un signe très positif et encourageant», déclare à swissinfo le porte-parole de l’ambassade, Alex Biscaro.

«Une personnalité comme Jimmy Carter a un certain symbolisme car l’ancien président américain porte un espoir qui manifeste, surtout pour les gens du Proche-Orient, qu’il est possible de trouver une solution au conflit israélo-palestinien», ajoute M. Biscaro.

De son côté, le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères préfère s’abstenir de tout commentaire sur la présence de l’ancien chef de la Maison-Blanche à la signature du document.

swissinfo, Marie-Christine Bonzom, Washington


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