Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

L'audiovisuel public à la mode suisse s'est imposé au Kosovo

Ancien journaliste et président de SRG SSR idée suisse, Eric Lehmann a passé ces neuf mois entre Berne et Pristina.

(Keystone)

Après neuf mois passés à la tête de la Radio Télévision du Kosovo, Eric Lehmann, a rendu compte de son expérience dans un livre. Son «journal de l'après-guerre au Kosovo» a été présenté lundi à Genève.

«Ma grande fierté est d'avoir réussi à faire passer la notion d'indépendance journalistique chez les collaborateurs de la RTK», lance Eric Lehmann devant le Club suisse de la presse. Une notion à priori difficile à faire admettre vu le passé communiste de la Yougoslavie et les dix ans de guerre civile qui ont ravagé la région.

Eric Lehmann assure également que la collaboration entre les journalistes serbes, albanais ou autre a bien fonctionné, faisant de la RTK un îlot préservé au milieu d'une province toujours en proie aux haines et aux rancœurs. Parmi les facteurs favorisant ce dialogue, Eric Lehmann cite notamment le climat de confiance qu'il a voulu créer entre la direction étrangère et les collaborateurs indigènes et l'exclusion des commentaires à l'intérieur du journal télévisé.

Choisi en 1999 par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l'Union européenne de radio télévision et le ministère suisse des Affaires étrangères pour lancer un service public de radio et de télévision au Kosovo, Eric Lehmann a donc vécu neuf mois (jusqu'au mois de juillet de cette année) entre Berne et Pristina.

Cet ancien journaliste a en effet garder ses fonctions de président de la SSR (l'audiovisuel public suisse), tout en s'attelant à la création d'un média aujourd'hui incontournable, selon ses propres termes.

Eric Lehmann assure en particulier que le premier test d'importance pour la RTK - les récentes élections au Kosovo et la campagne qui les a précédées - a été passé avec succès: «La RTK a permis la tenue d'un débat démocratique».

L'avenir de la RTK est assuré, selon son ancien président. Mais il estime indispensable qu'une direction étrangère soit maintenue jusqu'à l'année prochaine. «Les internationaux font office de bouclier face aux pressions, explique Eric Lehmann. Les rancœurs sont encore vives».

Son travail à la tête de la RTK et les multiples rencontres effectuées dans ce cadre ont permis à Eric Lehmann de se faire sa propre idée sur l'avenir du Kosovo. «L'indépendance du Kosovo est une utopie, estime-t-il. Elle n'est pas viable, faute de ressources économiques».

Frédéric Burnand

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

×