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L'avenir d'Intersport est joué

Intersport Suisse appartient désormais à STL.

(Keystone)

Le britannique Nicholas Berry s'impose. Non seulement la société d'investissement Stancroft Trust Limited (STL) possède 55,5 pour cent des titres d'Intersport Suisse, mais elle peut désormais pleinement faire valoir son droit de vote.

Lundi à Berne, l'assemblée générale des actionnaires du premier distributeur suisse d'articles de sport a décidé de supprimer la clause sélective de limitation des droits de vote. Cette spécificité statutaire veut qu'aucun actionnaire puisse contrôler plus de 5 pour cent des voix.

Malgré de nombreuses critiques, les actionnaires ont finalement levé cette interdiction par 103 205 voix contre 23 767 et 163 abstentions. Les quelque 200 actionnaires présents totalisaient 127 108 actions nominales et un capital de 6,3 millions de francs.

Egalement en lice pour s'emparer d'Intersport, la société homonyme d'outre-Rhin n'avait pu réunir que 35,6 pour cent des titres. Lundi, le sort d'Intersport Suisse a donc été définitivement scellé: STL, la société de l'investisseur britannique Nicholas Berry, s'empare du groupe bernois.

«Cette bataille entre Intersport Deutschland et Nicholas Berry a coûté beaucoup d'énergie et de temps à l'entreprise», a expliqué à l'assemblé le directeur Urs Tannò. Les employés, les fournisseurs et les clients ont été désécurisés. Elle a aussi induit un coût de l'ordre de plus d'un million de francs.

Le nouvel homme fort du groupe, Nicholas Berry, ne s'est pas beaucoup exprimé sur ses intentions. Il croit à l'avenir d'Intersport en tant que société indépendante et promise à la croissance. Pour lui, le succès réside dans l'offre d'un service de haut niveau.

Ce changement de propriétaire impliquera un renouvellement du conseil d'administration, estime un administrateur. L'investisseur britannique, lui, n'envisage pas d'en devenir le président. La direction de l'entreprise veut d'abord discuter avec Nicholas Berry sur sa stratégie. «Ce n'est qu'ensuite que je prendrai une décision concernant mon avenir», a dit Urs Tannò.

STL est entrée dans le capital d'Intersport Suisse en avril dernier, avant de porter rapidement sa part à plus de 20 pour cent. Intersport Allemagne a alors lancé, au début de l'été, une OPA au prix de 105 francs par action.

Confronté à une contre-OPA de STL, à 109 francs par action, Intersport Allemagne a revu sa proposition à la hausse, offrant 112 francs par titre. Sans succès.

swissinfo avec les agences

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