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L'eau verte des Quatre-Cantons

Déposée au pied des montagnes, une nappe verte (ce jour-là) s’étire dans la Vallée d’Uri. Vert émeraude ou peut-être vert sapin… La couleur est difficile à définir. Seule certitude: elle est unique. On ne la voit nulle part ailleurs, si ce n’est peut-être dans la mer des Caraïbes.

Autour du Lac des Quatre-Cantons, en revanche, aucun souvenir de pirates, mais plutôt celui d’un enfant de la région, devenu héros national et saint protecteur des navigateurs. Dans la légende de Tell, l’eau occupe une place stratégique.

Arrêté, Guillaume Tell est emmené en barque vers les cachots du Château de Küssnacht. Mais le föhn se lève. Et avec lui, la tempête. On dit à Gessler que seul Tell, aussi bon navigateur qu'adroit arbalétrier, pourra les sauver.

Le bailli fait ôter les fers à son prisonnier qui se met au gouvernail. Guillaume Tell dirige alors la barque vers le rivage de l'Axen. Lorsqu´il en est assez proche, il saisit son arbalète, s'élance sur un rocher plat et repousse la barque vers les ondes.

Un exploit réaliste

Sept siècles plus tard, nous voguons à notre tour sur le Lac des Quatre-Cantons. Ce jour-là, l’eau est lisse. Au loin, les neiges éternelles des sommets uranais. Sur la gauche, le massif de la Rigi, que l’on peut atteindre par le chemin de fer à crémaillère.

Le capitaine Roger Maurer nous accueille à bord du bateau qui emmène les touristes de Brunnen au Grütli, avant de voguer vers Flüelen. Selon la légende, Guillaume Tell a fait le même parcours, mais dans le sens inverse.

Roger Maurer connaît bien le Lac des Quatre-Cantons. Et ses dangers aussi. «Lorsque le vent se lève, le lac peut devenir imprévisible. Seul un navigateur qui connaît bien la région a une chance de s’en sortir. C’est pour cette raison que le récit de Tell me semble vraisemblable.»

Au temps de Guillaume Tell, les embarcations étaient beaucoup plus petites et ne disposaient pas de moteurs à vapeur. Comme des coquilles de noix, elles risquaient d’être emportées par la tempête.

L’eau, lien entre les villages

A l’époque, l’eau occupait aussi une place importante dans la vie quotidienne des habitants. Elle était la seule voie de communication entre les villages de la vallée.

Aujourd’hui encore, la Compagnie de navigation sur le Lac des Quatre-Cantons transporte plus de deux millions de passagers chaque année.

Parmi eux, beaucoup de touristes, qui partent découvrir le berceau de la patrie grâce à la Voie Suisse. Créé pour les 700 ans de la Confédération, cet itinéraire les emmène autour de la partie méridionale du lac des Quatre-Cantons.

Parcours patriotique

Du bateau, on voit défiler la Chapelle de Guillaume Tell. Plus loin, apparaît le Rocher de Schiller. Le monument naturel a été baptisé ainsi pour commémorer le centenaire de la naissance de Friedrich Schiller.

Enfin, étape clé du parcours patriotique: le Grütli, incontournable. Du débarcadère, il faut une dizaine de minutes pour grimper jusqu’à la prairie originelle.

Peu avant de débarquer, le capitaine Roger Maurer nous confie qu’il se sent touché par les valeurs qui émanent de ces lieux. «Pendant mon travail, je pense souvent à Guillaume Tell. C’est un héros de notre région et, avec le Grütli, il fait partie de notre identité.»

swissinfo, Daniele Papacella et Alexandra Richard

En bref

Au Moyen-Age, l’eau était la voie la plus rapide et la plus sûre pour passer d’un village à l’autre de la Vallée d’Uri. Seuls quelques sentiers muletiers reliaient la région au reste du monde.

Dans la légende de Guillaume Tell, l’eau occupe aussi une place stratégique.

Son habileté à mener une barque dans la tempête a permis à Guillaume Tell de s’évader du bateau de Gessler qui l’emmenait vers la prison de Küssnacht.

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