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L'image du vin suisse prend de la bouteille

Pays de petits domaines et de petits producteurs, la Suisse mise sur la qualité.

(Keystone)

Les Suisses apprécient de mieux en mieux leurs crus. La majorité d’entre eux estime qu’ils n’ont plus rien à envier aux vins étrangers.

C’est ce que montre un sondage publié jeudi. Où l'on constate également que la tendance est de boire moins, mais de meilleurs vins.

En 1999 déjà, l'Interprofession suisse du vin avait commandé un sondage sur l’image de ses produits auprès des consommateurs. Surprise agréable: l’édition 2004 – réalisée cet été et publiée jeudi – traduit une nette amélioration.

Sur les 3041 personnes (de 18 à 74 ans) interrogées par l'Institut lausannois MIS Trend, 77% sont aujourd’hui convaincues que les vins suisses supportent sans problèmes la comparaison avec les crus étrangers.

Il y a cinq ans, 55% seulement des sondés considéraient l’Appellation d’origine contrôlée (AOC) comme une garantie de qualité pour les vins suisses. Cette proportion est passée à 70%.

Autre motif de satisfaction: en 1999, les sondés n’étaient que 54% à citer spontanément la Suisse comme pays producteur de vin. Ils sont désormais 82%.

Le pari de la qualité

Jürg Bussmann, directeur de l'Interprofession et de son organe de promotion Swisswine, y voit le fruit des efforts consentis ces dernières années par les producteurs.

«La plupart d’entre eux misent sur la qualité, relève-t-il, même si tout le monde n’en a pas encore compris l’importance.»

Dans le même registre, Roland Vergères, directeur de la coopérative valaisanne Provins, rappelle le chemin parcouru en vingt ans.

«Dans les années 80, dit-il, on faisait tout et n’importe quoi. Mais depuis, il y a eu une réelle prise de conscience, avec la volonté d’améliorer la qualité.»

Trop cher au restaurant

Malgré cela, les vins étrangers retrouvent la préférence du consommateur lorsqu’il s’assied à une table de restaurant. Les jeunes, notamment, sont sensibles à leur rapport qualité-prix qui est plus intéressant.

Globalement, quatre personnes sur cinq estiment que les prix des vins sont trop élevés dans les restaurants suisses.

Pour Jürg Bussmann, cette impression de cherté des crus helvétiques tient aussi à des facteurs psychologique et de transparence: «un Fendant à 45 francs paraît d'autant plus cher qu'on sait pouvoir le trouver à 12 francs au magasin».

Plus généralement, le directeur de l’Interprofession ne nie pas que «dans la catégorie des bouteilles à moins de cinq francs, les Suisses ne peuvent pas régater avec les productions de masse de l’étranger».

Et de rappeller qu’en Suisse, 20'000 producteurs se partagent 15'000 hectares de vigne.

«Par contre, poursuit Jürg Bussmann, dans la catégorie entre 15 et 30 francs, nos vins supportent totalement la comparaison avec les autres.»

Moins mais mieux

Les producteurs helvétiques ne doivent pas pour autant s’endormir sur leurs lauriers. Depuis 1999, la part des consommateurs qui boivent du vin au moins une fois par semaine a reculé de 6%. Aujourd'hui, elle n’est plus que de 40%.

«C’est une tendance qui dure depuis des années, rappelle Roland Vergères. En 1950, les Français consommaient plus de 150 litres de vin par an en moyenne. Actuellement, c’est un peu plus de 50.»

«Avant, on buvait le vin comme un vin de soif; maintenant on boit plutôt du vin à déguster», analyse le directeur de Provins», persuadé qu’à l’avenir, «les gens boiront moins, mais mieux».

«Dans un marché qui rétrécit, nous devons défendre nos positions», renchérit Jürg Bussmann.

Or c’est justement dans ce but que l’Interprofession a lancé la campagne d'annonces «Toujours plus de Suisses découvrent les vins suisses».

Avec des images qui se veulent assez «classe», elle cible clairement les jeunes consommateurs à partir de 25 ans.

Autrement dit, elle s'intéresse aux amateurs avertis de demain, qui sauront reconnaître la qualité des crus helvétiques. Les deux professionnels interrogés par swissinfo en sont persuadés.

swissinfo et les agences

Faits

Les principales régions vinicoles de la Suisse sont en Romandie et au Tessin.
La production suisse représente quelque 4% de la production européenne et moins de 1% du volume total du vin produit dans le monde.
Sur le marché suisse, les vins indigènes détiennent 40% de parts de marché, contre 60% pour les étrangers.
En 2002, la suisse produisait 1,1 million d’hectolitres de vin (1,3 million d’hectolitres en 1999).
En 2002/2003, la consommation globale des rouges et blancs suisses a plongé de 7,3 millions de litres. Celle du vin en général n'a baissé que de 3,8 millions de litres.

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En bref

- Entre 1999 et 2004, l’image des vins suisses s’est nettement améliorée dans l’esprit des consommateurs indigènes.

- Une étude commandée par les producteurs de vin montre que 77% des Suisses tiennent leurs vins pour aussi bons que les crus étrangers.

- Selon les producteurs, cette amélioration est due à leurs efforts de marketing et à la qualité croissante des vins suisses.

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