Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

L'Inde rend une longue visite à Genève

«The Magic Hour» - spectacle du comédien Arjun Raina à voir au Théâtre Saint-Gervais, les 22 et 23 octobre.

(DR)

Organisées conjointement par Pro Helvetia et trois institutions genevoises, "Les Saisons indiennes" s'ouvrent le 30 septembre.

Pendant une année, la ville internationale vivra au rythme d'une culture ancestrale où se bousculent rituels archaïques et modernité.

Quatre institutions suisses, et non des moindres, ont sorti de leur chapeau une idée lumineuse: faire entrer un sous-continent, l'Inde, dans notre petit pays.

Pour rester moderne, on parlera ici de délocalisation. Non pas au sens économique du terme, mais au sens culturel car c'est la danse, la musique, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques indiens qui s'installent pour une année chez nous.

Cette délocalisation est parée du joli nom de «Saisons indiennes». Elle a été projetée et réalisée conjointement par Pro Helvetia et par trois organes culturels genevois: le Théâtre Saint-Gervais, le Musée d'ethnographie et les Ateliers d'ethnomusicologie.

L’âme du monde

Dans le passé, la collaboration fructueuse des ces institutions avait abouti à une ouverture de la Suisse sur des cultures très riches mais peu connues sous nos latitudes.

Il y eut ainsi, en 2002, «Porto Allegre, un autre Brésil». Une manifestation concoctée, à l'époque, par Pro Helvetia et le Théâtre Saint-Gervais de Genève, dont le directeur Philippe Macasdar oeuvre inlassablement pour que la ville des organisations internationales soit aussi un terreau multi-ethnique.

Le même Macasdar, fervent artisan des «Saisons indiennes», confie aujourd'hui: «J'ai l'intime conviction que dans Genève vit une partie considérable de l'esprit et de l'âme du monde. Donc le travail des artistes invités ici entre en résonance avec les besoins culturels locaux».

Si «Les Saisons indiennes» séduisent les Indiens de Suisse, elles marquent aussi la volonté des organisateurs de faire connaître au public romand quelques aspects des arts traditionnels indiens (les rituels spectaculaires). Mais aussi et surtout la modernité d'une culture (cinéma, vidéo...) qui, vue d'ici, passe pour archaïque.

Vaste et long regard

Ces «Saisons» s'ouvrent le 30 septembre au Théâtre du Loup, à Genève, réquisitionné, pour l'occasion, par les Ateliers d'ethnomusicologie qui y présentent un vaste panorama d'expressions artistiques du Kerala: danse, théâtre et marionnettes.

Si les Ateliers dévoilent la face classique et ancienne de l'Inde, le Théâtre Saint-Gervais découvre son versant moderne. Sous le titre «Another Passage to India», Philippe Macasdar a programmé, à partir du 21 octobre, débat, colloque et danse contemporaine.

Mais son affiche compte aussi des installations vidéo et des films documentaires sur Bollywood, cette gigantesque industrie du cinéma indien d'aujourd'hui, prisonnier d'une image caricaturale fabriquée par l'Occident.

Quant au Musée d'ethnographie, il propose en mars 2005 «Les feux de la Déesse». Soit une exposition qui éclaire de mille lumières les temples du Kerala pris dans le faste des grands rituels villageois.

La Suisse alémanique pourra profiter de ce vaste et long regard posé sur l'Inde. Aussi, le Théâtre Saint-Gervais et le Musése d'ethnographie ont-ils décidé, avec l'aide de Pro Helvetia, d'exporter, à Zurich notamment, leurs spectacles et leur exposition respectifs.

swissinfo, Ghania Adamo

Faits

Les «Saisons indiennes», à suivre à Genève dès le 30 septembre jusqu’au 22 mai 2005.
Au menu: l’Inde traditionnelle, mais aussi son expression contemporaine à travers des spectacles, des expositions, des projections, des conférences.
Une partie des événements seront ‘exportés’ à Zurich.

Fin de l'infobox


Liens

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.