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L'UBS s'allie à Mitsubishi pour conquérir le marché de l'immobilier nippon

L'Agence japonaise des services financiers a autorisé, jeudi, l'UBS et Mitsubishi Corp à créer une société commune pour gérer des fonds spécialisés dans l'immobilier. Une aubaine pour les investisseurs institutionnels étrangers qui pourront ainsi investir dans l'industrie immobilière nippone.

Mitsubishi Corp, la maison de commerce du premier conglomérat japonais, offre à l'UBS une partie de son vaste parc immobilier. En particulier, de grandes surfaces commerciales rachetées à vil prix d'un bout à l'autre de l'archipel depuis l'implosion de la bulle spéculative financière japonaise, il y a près d'une décennie.

La banque suisse apporte à la maison de commerce japonaise son carnet d'adresses d'investisseurs institutionnels européens et américains qui veulent accéder au marché japonais de l'immobilier sans en assumer directement le risque.

La société commune créée par Mitsubishi Corp et l'UBS escompte lever, au cours de la première année de son activité, environ un milliard de dollars. Cette somme sera placée dans un fonds d'investissement spécialisé dans l'achat et la location de centres commerciaux.

Basé sur le modèle américain REIT, ce fonds sera, plus tard, coté à la Bourse de Tokyo. «Ce fonds devrait intéresser nos plus grands clients américains ou européens qui représentent des caisses de retraite ou des sociétés immobilières», déclare un porte-parole de l'UBS à Tokyo.

«Nous allons, précise-t-il, les persuader de placer leur argent dans des centres commerciaux plutôt que dans l'achat d'actions ou d'obligations japonaises».

L'UBS et Mitsubishi Corp espèrent ainsi procurer à leurs clients institutionnels étrangers un rendement de 3% à 7% sur leurs investissements. Un niveau de performance potentiel non négligeable dans le pays des taux d'intérêt proches de zéro.

A travers cette société commune avec Mitsubishi Corp, la banque suisse table sur une reprise de l'activité et de la consommation au Japon.

Georges Baumgartner, Tokyo


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