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L'unanimité autour du vainqueur espagnol!

(swissinfo.ch)

La presse suisse est unanime à saluer le succès des Espagnols à l'Euro 2008. L'équipe qui a montré le plus de panache remporte un tournoi parfaitement organisé, bien que parfois un peu trop sage côté public.

«Et à la fin, c'est... l'Espagne qui gagne», titre le quotidien vaudois 24 heures, détournant le dicton qui voudrait que ce soit toujours l'Allemagne. Cette fois donc, c'est bien l'Espagne, dont la victoire couronne «trois semaines de pur bonheur».

Le Matin salue «¡Campeones!», en respectant la typographie espagnole et rappelle cette petite phrase du président de l'UEFA Michel Platini, qui résume assez bien ce que fut cet Euro: «ceux qui cherchent à gagner gagnent et ceux qui cherchent à ne pas perdre... perdent»

«Un si bel Euro n'aurait pu connaître plus beau vainqueur: viva España» clame La Liberté. «Oui, l'Espagne a depuis toujours appartenu aux cadors du football. Son championnat est l'un des plus relevés de la planète et ses clubs comptent parmi les plus prestigieux», rappelle le quotidien fribourgeois.

Avec cette victoire, attendue depuis 44 ans, c'est donc «la plus grande injustice de l'histoire du football» qui se trouve enfin réparée.

Logique et mérité

«Le football rentre à la maison», titre le tabloïd alémanique Blick, reprenant les paroles d'un hymne écrit pour la Coupe du Monde de 1966 en Angleterre. Mais cette maison, c'est désormais l'Espagne, pays qui tout au fil du tournoi a montré le plus beau jeu.

Pour la Basler Zeitung, la victoire espagnole, c'est «le triomphe de la classe». Le titre des Ibères est «mérité, logique et souverain», renchérit la Berner Zeitung. Simplement parce que cette équipe était «la meilleure du tournoi, qu'elle a gagné ses six matches et que l'on avait rarement vu une finale pareillement à sens unique» que celle de Vienne.

Victoire logique et méritée également pour le Bund, qui rappelle que ce «petit» 1-0 aurait tout aussi bien pu être un 2 ou 3-0. Sans compter, écrit le quotidien bernois, que pour parvenir en finale, l'Espagne a non seulement battu les Italiens, Champions du Monde en titre, mais également deux fois les Russes, révélations de ce tournoi et tombeurs des Pays-Bas.

Et le Tages Anzeiger de rappeler que l'Espagne est restée invaincue depuis novembre 2006. Pour le journal zurichois, le constat est simple: «les meilleurs sont restés les meilleurs».

Honneur au football

La fin de cet Euro, «laissera un grand vide» sur nos écrans de télévision, où il sera «difficile de trouver un programme aussi exaltant que celui dégusté depuis le 7 juin», regrette déjà 24 heures, sans égard pour ceux que le foot indiffère.

Mais sont-ils si nombreux que ça ? Le spectacle en tous les cas, aurait eu cette fois de quoi les convertir. Conquise, La Tribune de Genève salue un tournoi où «le panache et la prime à l'offensive l'ont emporté». Et à côté des vainqueurs, le journal salue des équipes comme les Pays-Bas, la Russie ou la Turquie, pour sa combativité.

Pour Le Temps également, cet «Euro des conquistadores» a couronné un vainqueur qui «fait honneur au football européen» et dont le sacre a permis d'éviter «la mauvaise farce d'il y a quatre ans, où une équipe apôtre de l'antijeu - la Grèce – avait piégé tout le monde sans que l'on ait encore compris comment».

Une fête un peu trop sage

Le quotidien romand qui salue – comme tous les autres – l'excellence de l'organisation n'en pose pas moins «la question qui dérange»: l'UEFA a-t-elle raison d'attribuer l'Euro à des pays qui ne sont pas de vraies nations du football ?

Car pour Le Temps, «fêter et vaincre ne sont pas les premières qualités de la Suisse et de l'Autriche» et l'ambiance ne fut que «bonne», mais «sans excès d'enthousiasme. Rien de comparable avec la fiesta permanente de 2006 en Allemagne».

L'élimination précoce de leur équipe a «refroidi les Helvètes, qui ne demandaient qu'à se transformer un temps en des fêtards patentés, à l'image des Portugais», estime La Tribune de Genève.

A moins que ce ne soit la faute de l'UEFA et de sa manie de «vouloir tout réglementer». S'adressant directement à Michel Platini, le Blick fustige une évolution qui «malgré tout la compréhension que l'on peut avoir pour les intérêts des sponsors, va dans la mauvaise direction».

Pour le journal, les vrais fans ne sont pas seulement ceux qui agitent des drapeaux pendant l'Euro, mais aussi ceux qui viennent en temps normal «se les geler dans des stades à moitié vides». Et de dénoncer cette «situation absurde: durant cet Euro, on a souvent vu plus d'ambiance devant les écrans géants que dans les stades eux-mêmes».

Ouverture et amitié

Au Tessin, La Regione relève que «la Suisse et l'Autriche auront davantage été des hôtes bien éduqués que des participants de haut niveau de cet Euro organisé conjointement et de manière impeccable».

Et de saluer la beauté du spectacle et le calme des supporters, qui contraste avec ce que l'on peut voir dans certains championnats nationaux, où l'on met plutôt sur le devant de la scène «la haine, le racisme et la vulgarité».

Alors, autant essayer de garder quelque chose de cette bonhommie manifestée durant l'Euro. Pour L'Express de Neuchâtel, «le plus beau succès est à venir», si la Suisse parvient à conserver «cet état d'esprit d'ouverture et d'amitié» avec lequel elle a accueilli ces visiteurs en provenance des quatre coins d'Europe.

Des visiteurs «pacifiques, amicaux, festifs», à l'instar de la «marée orange» sur Berne et sur Bâle et de la «passion et la gentillesse» des Portugais à Neuchâtel.

swissinfo, Marc-André Miserez

Allemagne - Espagne 0-1 (0-1)

Stade Ernst Happel, Vienne. 51 428 spectateurs. Arbitre: Rosetti
(It). But: 33e Torres 0-1.

Allemagne: Lehmann; Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahm (46e
Janssen); Frings, Hitzlsperger (58e Kuranyi); Schweinsteiger,
Ballack, Podolski; Klose (79e Gomez).

Espagne: Casillas; Sergio Ramos, Puyol, Marchena, Capdevila;
Senna; Iniesta, Xavi, Fabregas (63e Xabi Alonso), Silva (66e
Cazorla); Torres (78e Güiza).

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Les chiffres de l'Euro

La finale entre l'Espagne et l'Allemagne a mis un terme aux 13e Championnat d'Europe de football.

Le tournoi, fondé par le Français Henry, a été organisé pour la première fois en 1960 (victoire de l'URSS sur la Yougoslavie 2-1).

L'Allemagne est l'équipe la plus titrée avec trois victoires (1972, 1980 et 1996)

La France (1984 et 2000) et l'Espagne (1964 et 2008) ont remporté le trophée à deux reprises

Avec un sacre, l'Italie (1968), la Tchécoslovaquie (1976), la Hollande (1988), le Danemark (1992) et la Grèce (2002).

En 2012, l'Euro sera organisé par l'Ukraine et la Pologne.

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Ambiance en Suisse

Privés de la finale sur leur territoire, les Suisses l'ont suivie tout de même pleinement. Les fanzones des quatre villes hôtes étaient remplies de supporters.

Peu étaient neutres, la plupart arborant un maillot, une écharpe ou un drapeau allemand ou espagnol.

La fanzone de Genève, où s'étaient massés 40.000 à 45.000 personnes, était clairement à l'avantage des Espagnols. Ceux-ci l'emportaient légèrement à Berne, alors que les fanzones de Bâle et Zurich, proximité de la frontière oblige, vibraient plutôt aux couleurs germaniques!

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