L'Université de Neuchâtel satisfaite du niveau des admissions

Le recteur de l'Université de Neuchâtel Kilian Stoffel veut continuer à miser sur l'enseignement présentiel, tout en offrant l'alternative en ligne (archives). KEYSTONE/GAETAN BALLY sda-ats
Ce contenu a été publié le 09 septembre 2020 - 10:37
(Keystone-ATS)

L'Université de Neuchâtel s'apprête à vivre une rentrée placée sous le signe de l'innovation dans l'enseignement pour conserver le plus possible le présentiel, crise du coronavirus oblige. Elle annonce 1834 nouveaux étudiants, 6,6% de plus qu'en 2019.

"C'est une bonne nouvelle dans le contexte actuel", s'est réjoui mercredi devant la presse Kilian Stoffel, recteur de l'Université de Neuchâtel. "Nous continuons à miser sur nos trois forces, proximité, innovation et durabilité". Pour la durabilité, il s'agit de ne pas "péjorer le futur" en aménageant les salles en lien avec le Covid-19.

La crise sanitaire, qui affecte le secteur de l'enseignement depuis mars, a impliqué une baisse du nombre des demandes d'inscriptions venant de l'étranger (-3,5%), en raison de difficultés pour venir en Suisse. Le phénomène est compensé par une croissance indigène "notable" (+11%). Le total du nombre d'étudiants devrait dépasser 4200, dont un cinquième d'étrangers.

Neuchâtelois en force

Les Neuchâtelois représentent 36% des admissions suisses, les Jurassiens 8%, les Bernois francophones (10%), ceux des autres cantons romands et du Tessin (43%), et les Alémaniques 3%. Le nombre de diplômes décernés, 1000 par an, pourrait reculer avec les reports de travaux de mémoire, a dit le secrétaire général Fabian Greub.

Le détail des facultés montre que deux sur quatre affichent des admissions en hausse (droit avec un total de 326 et sciences économiques avec 408). En revanche, les facultés des lettres et des sciences humaines (à 657) ainsi que des sciences (à 453) connaissent une diminution de leur attrait pour les nouveaux étudiants.

Parmi les nouveautés, l'université propose deux nouvelles orientations pour le master en journalisme et communication, dont une pour le journalisme innovant avec l'Université de Louvain en Belgique. Les autres offres concernent les sciences historiques, la biodiversité, les mathématiques et la psychologie du travail.

Par cohorte

La présentation s'est déroulée dans une salle permettant le fonctionnement par cohorte, qui assure un enseignement à la fois présentiel et à distance. Le local permet d'assurer une place sur deux et, pour cette place sur deux, une personne sur deux devra porter un masque, le 1,5 mètre de sécurité n'étant pas garanti.

Le nombre de ces salles grimpera à 10 ces prochaines semaines, avec grand écran devant, intégrant deux lucarnes pour l'interactivité, et petit écran derrière. L'équipement donne aussi la possibilité à un professeur d'enseigner à distance s'il est soumis à une quarantaine. "Mais le présentiel reste une priorité", a répété Kilian Stoffel.

L'Université de Neuchâtel équipera par ailleurs ses 60 autres salles d'enseignement d'un système "light", avec des caméras pour le professeur et le tableau. Si l'assistance présentielle devait se révéler trop grande, dix salles de réserve seront à disposition pour répartir les effectifs excédentaires.

Partager cet article