Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

La banque Pictet convoite la clientèle privée japonaise

(Keystone)

Au moment où certaines institutions financières étrangères se retirent du marché de la banque privée, Pictet décide de renforcer sa présence au Japon. En misant sur la clientèle la plus riche.

Présente au Japon depuis 1981, la banque Pictet décide de se rapprocher davantage encore de la clientèle privée japonaise la plus aisée par la création d'une nouvelle unité de conseils en investissements.

Au journal Nihon Keizai Shimbun, Yvan Pictet - l'un des partenaires de la banque suisse - confie que Pictet Financial Management Consultants offrira dans l'archipel toute une panoplie de services de conseils en investissement. Cela touche non seulement la fortune de sa clientèle, la garde de ses titres mais aussi l'éducation de ses enfants, la gestion de leur futur héritage.

Pictet vise une clientèle dont les actifs financiers représentent une valeur supérieure à 13 millions de francs.

De grandes banques étrangères renoncent, en ce moment, à maintenir une présence dans le secteur de la banque privée au Japon. Et ceci, faute de pouvoir attirer un nombre suffisant de clients pour justifier des investissements élevés en personnes et en infrastructures.

Yvan Pictet note que sa banque ne s'est jamais retirée d'un pays où elle a établi une présence. Ces vingt dernières années, les études de marché réalisées par sa filiale japonaise l'ont convaincu de l'existence d'une demande privée suffisante.

Sa banque qui gère les actifs de 1000 familles à travers le monde pense atteindre un seuil de rentabilité avec une base de 20 à 30 familles japonaises seulement. Etablir des relations de confiance demande du temps. Surtout au Japon où la clientèle privée la plus riche est sous haute surveillance d'un Etat qui tient à ce que sa fortune ne sorte pas du pays.

Les services de banque privée offerts par Pictet se limitent au territoire japonais. Ils ne prévoient pas le transfert de fonds à l'étranger. La nouvelle unité de la banque est prête à attendre deux ou trois ans avant de devenir profitable.

Georges Baumgartner,Tokyo


Liens

×