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La barre des 150'000 chômeurs est franchie

De nombreuses personnes doivent encore affronter les bureaux de placement.

(Keystone)

A la fin du mois d’octobre, la Suisse comptait 151’259 personnes inscrites au chômage, soit 4571 de plus qu’en septembre.

Une augmentation de 3,8%, contre 3,7% lors du mois précédent qui s’explique essentiellement par des variations saisonnières.

Quant à l’ensemble des demandeurs d’emploi, il s’inscrit à 215’050 personnes, soit 5550 de plus en un mois.

«La progression est moins importante que ce qui était attendu», explique, vendredi, Jean-Luc Nordmann, chef de la direction du travail au Secrétariat d’Etat à l’économie (seco), qui publie ces chiffres.

L'évolution des derniers mois permet de confirmer la révision à la baisse à 3,7% (contre 3,9%) de la prévision de moyenne annuelle du chômage.

Genève reste le plus touché

Pour autant, la majorité des cantons voit le nombre de ses chômeurs augmenter.

Et c’est Genève qui détient le triste record avec 6.7% de chômeurs, le double de la moyenne nationale. Suit le Jura avec 5%, Vaud et Zurich (4,8%), Neuchâtel (4,5%), le Tessin (4,3%) et Bâle-Ville (4,4).

Tous les autres cantons sont en dessous de la moyenne nationale. Et c’est Uri qui compte le plus bas taux avec 1,1%.

Des variations saisonnières

Ce sont, principalement, des facteurs saisonniers qui expliquent l'afflux de nouveaux chômeurs, relevé au mois d’octobre.

C’est la raison pour laquelle des cantons fortement tournés vers le tourisme - comme les Grisons, le Valais et le Tessin - accusent les plus fortes hausses.

«Au niveau conjoncturel, nous nous trouvons toutefois dans une meilleure situation que cet été», admet Jean-Luc Nordmann, qui se refuse à parler d'inversion de tendance.

Car le taux de chômage va encore augmenter jusqu'à la fin de l'année et le pic devrait être atteint en janvier. Au mois de février, la situation sur le front de l'emploi devrait s'améliorer.

Par ailleurs, «la forte progression du chômage chez les jeunes s’atténue également», précise Jean-Luc Nordmann.

En effet, après des chiffres en moyenne annuelle à 5,1% en septembre, contre 3% sur l'ensemble de 2002, les 15-24 ans ont affiché un taux de 5,3%, toutefois supérieur aux 25-49 ans (3,9%) et aux 50 ans et plus (2,9%).

A noter que sur le nombre total de personnes inscrites au chômage en octobre, les femmes représentaient 46,1% et les hommes 53,9%.

Les Suisses constituaient 58,8% de l'effectif et les étrangers 41,2%.

Des prévisions divergentes

Reste à savoir si les légères améliorations de la conjoncture annoncées cette semaine peuvent freiner l’évolution du chômage.

Selon Credit Suisse Group (CSG), le taux chômage devrait continuer à augmenter durant les premiers mois de l'an prochain, pour atteindre un pic de 4,1% à 4,2%, soit à 165’000 chômeurs inscrits.

Ensuite, la décrue s’amorcera, mais lentement, toujours selon une analyse de CSG.

Cette prévision est partagée par Eric Parisod, gestionnaire à la Banque cantonale vaudoise (BCV), qui table également sur un taux supérieur à 4% pour le début de l'année prochaine.

Contacté par swissinfo, Janwillem Acket, économiste à la banque Julius Bär de Zurich, prévoit un taux de chômage avoisinant les 4% durant le premier semestre 2004.

Il se réjouit d’une augmentation du chômage, inférieure aux prévisions. Cependant, il craint que la diminution réelle du nombre de chômeurs ne se remarque pas avant le second semestre 2004.

En revanche, l'UBS se montre plus optimiste. La banque estime que le chômage devrait se stabiliser en 2003 et 2004 à 3,8%.

Au mois de juillet dernier, les analystes de l'établissement s'attendaient encore à un taux de chômage de 4% pour 2003 et 3,9% pour 2004. Preuve que la situation s'améliore. Mais, à une cadence timide.

swissinfo et les agences


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