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La bataille pour le nouveau Parlement

Ces élections fédérales se jouent encore dans les cantons.

(swissinfo.ch)

Les élections fédérales ont lieu ce week-end. Durant la campagne, on a tenté de savoir à coups de sondage qui sortirait vainqueur de ce rendez-vous politique qui a lieu tous les quatre ans.

L’intérêt s’est focalisé sur quelques sièges très disputés.

Bien que les élections fédérales tendent de plus en plus à devenir un événement national, tout du moins d’un point de vue médiatique, le rendez-vous électoral pour le renouvellement du Parlement continue à se jouer dans les cantons.

C’est là en effet que les sièges se conquièrent un à un et c’est là aussi que se font et se défont les carrières des politiciens qui règnent au Palais fédéral.

Comme lors de chaque élection, la majeure partie des sièges semblent acquis et il ne devrait pas y avoir de grandes surprises. Cependant, dans certains cantons, la lutte s’annonce rude.

Christiane Brunner en danger à Genève

Les médias accordent une attention particulière à ce qui ce passe à Genève. Les libéraux (droite) voudraient en effet mettre la main sur l’un des deux sièges du Conseil des Etats (Chambre haute) avec la candidature de l’actuel député au Conseil national (Chambre basse) Jacques-Simon Eggli.

Ce siège est actuellement occupé par une personnalité de premier plan de la politique fédérale: la présidente du Parti socialiste Christiane Brunner.

Compte tenu de la force de la gauche genevoise, ce siège pourrait sembler inattaquable. Mais cette gauche est désunie. Jugeant Christiane Brunner trop modérée, l’extrême gauche a décidé d’aller au combat pour son propre compte en présentant deux candidats à la Chambre haute.

La loi genevoise stipule que sont élus les deux candidats qui ont obtenu le plus de voix (majorité relative) pour autant qu’ils aient dépassé la barre de 30% des suffrages. Sans le soutien de l’extrême gauche, cette façon de faire représente de grands risques pour Christiane Brunner.

Si, d’aventure, elle n’était par réélue, Christiane Brunner a d’ores et déjà annoncé sa démission de la présidence du PS.

Les socialistes alémaniques à l’assaut

Alors que le siège de Christiane Brunner vacille à Genève, les socialistes défient le camp bourgeois à Zurich et à Berne avec deux fortes candidatures.

L’ancien maire socialiste de Zurich, Josef Estermann, convoite le siège de conseiller aux Etats laissé libre par la radicale Vreni Spoerry, poids lourd de la politique fédérale des années 90. Ce siège est également visé par l’actuelle conseillère nationale radicale Trix Heberlin, présidente de la Chambre basse en 1999.

Josef Estermann est un socialiste ouvert au dialogue. Très populaire, il est susceptible de recueillir des suffrages également au centre de l’échiquier politique. Du coup, l’issue du duel Estermann-Heberlin reste très incertaine.

La situation est un peu analogue à Berne. Radicaux et socialistes sont en compétition pour le siège de conseiller aux Etats laissé vacant par la radicale Christiane Beerli, une candidate très sérieuse à la succession du ministre Kaspar Villiger qui quittera ses fonctions à la fin de l’année.

Pour défendre leur siège, les radicaux misent sur Brigitte Bolli. Celle-ci est membre du Parlement cantonal bernois et montre un grand intérêt pour la politique financière.

La candidate radicale est opposée à l’actuelle conseillère nationale Simonetta Sommaruga. Présidente de la Fondation suisse pour la protection des consommateurs, cette socialiste fait partie des parlementaires les plus populaires de Suisse alémanique.

La lutte se passe en revanche entièrement dans le camp bourgeois à Schwytz. L’Union démocratique du centre (droite dure) y lorgne en effet sur le siège de conseiller aux Etats laissé libre par le radical Toni Dettling.

Tony Kuprecht est un représentant modéré de l’UDC. S’il venait à s’imposer, il deviendrait le premier représentant de son parti à décrocher un poste de sénateur en Suisse centrale.

Lutte pour les nouveaux sièges

Comme Fribourg et Vaud, Schwytz est également un canton qui comptera un siège de plus au Conseil national lors de la prochaine législature. Ce quatrième siège semble destiné à l’UDC. Mais une percée des socialistes n’est pas à exclure.

Le nouveau siège vaudois (le 18e) semble destiné à l’alliance de gauche et plus particulièrement au Parti écologiste. Mais là aussi, la principale concurrence vient de l’UDC.

Sur Vaud toujours, une alliance entre radicaux et libéraux tente de ravir le siège que les socialistes détiennent au Conseil des Etats. Les candidats sont la présidente du Parti radical Christiane Langenberger et le conseiller national libéral Claude Ruey. Mais ce défi sera des plus difficile à relever.

A Fribourg, le nouveau siège au Conseil national (le 7e) devrait revenir en toute logique à l’UDC. Ce parti a en effet été le grand gagnant des dernières élections cantonales.

L’élection pour le Conseil des Etats est plus disputée. L’actuel sénateur radical Jean-Claude Cornu est très menacé.

Il n’est en effet pas sûr que l’alliance électorale conclue entre radicaux et démocrates-chrétiens permette une nouvelle fois aux radicaux de tenir en échec une gauche mathématiquement plus forte. Par ailleurs, le poste de Jean-Claude Cornu est également visé par Jean-Blaise Defago, l’ancien secrétaire général de l’UDC nationale.

La Lega en difficulté

Au Tessin, beaucoup de gens estiment que la Lega (droite dure) perdra l’un de ses deux sièges au Conseil national. Le parti a déjà connu un recul lors des dernières élections cantonales.

Et c’est sans compter avec les démêlées judiciaires du conseiller national Flavio Maspoli, accusé d’avoir falsifié des signatures nécessaires à un référendum.

Radicaux, socialistes et démocrates-chrétiens – qui comptent tous déjà deux sièges au Conseil national – espèrent reprendre ce siège menacé. Pour le défendre, la Lega s’est alliée à l’UDC.

Mais la tâche semble difficile. L’ancien chef de file de la liste UDC est aussi confronté à des poursuites judiciaires. Accusé de tentative de meurtre, il est actuellement en prison.

swissinfo, Andrea Tognina
(Traduction: Olivier Pauchard)

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